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  • Axolotls et cie, crĂ©ation d'un bassin

    Ca y est! c'est dĂ©cidĂ©, vous souhaitez crĂ©er votre bassin, mare chez vous ! Voici pas Ă  pas diffĂ©rentes mĂ©thodes. CRÉER UNE MARE NATURELLE DANS SON JARDIN Remplacer quelques mĂštres carrĂ©s de gazon aseptisĂ© par un petit univers aquatique animĂ© par le vol des libellules, les Ă©bats des grenouilles et la palette multicolore des iris, voilĂ  le dĂ©fi original que vous lance “Jeunes &Nature”. A l’heure oĂč les routes, les zonings industriels et les vastes espaces cultivĂ©s dĂ©naturent la valeur de nos paysages et remplacent les milieux naturels, lacrĂ©ation d’oasis naturelles dans son jardin constitue une action efficace de protection de la nature, un outil didactique passionnant pour les enfants de tous Ăąges ainsi qu’un atout esthĂ©tique inĂ©galable qui ne manquera pas d’agrĂ©-menter le jardin.Creusons des mares ! Ce petit article vous fournira un maximum de conseils utiles pour crĂ©er dans votre jardin une mare naturelle. Lisez-le attentivement et n’hĂ©sitez pas Ă  nous contacter pour obtenir des renseignements complĂ©mentaires. UN ESPACE RÉSERVÉ À LA NATURE Une mare est une petite Ă©tendue d’eau dormante atteignant au plus 1,5 mĂštre de profondeur.Qui dit mare NATURELLE signifie que l’intervention sur la vie du milieu aquatique sera limitĂ©e au strict minimum, ceci afin de permettre aux espĂšces sauvages de s’y dĂ©velopper librement.En prĂ©fĂ©rant Ă  l’introduction d’espĂšces exotiques la recolonisation naturelle par des plantes et des animaux de nos rĂ©gions, on atteindra rapidement un Ă©quilibre Ă©cologique garant du bon Ă©tat sanitaire et du bon fonctionnement du milieu aquatique. Le respect de quelques principes Ă©lĂ©mentaires permettra l’installation spontanĂ©e de toute une foule d’organismes appartenant aux diffĂ©rents Ă©chelons de la chaĂźne alimentaire (herbivores, prĂ©dateurs et dĂ©composeurs), organismes qui se chargeront eux-mĂȘmes de l’entretien de la mare !L’action “mares naturelles” de Jeunes & Nature prĂŽne donc bien autre chose que la construction en plein air d’un aquarium gĂ©ant Ă  poissons rouges agrĂ©mentĂ© par des jeux de lumiĂšre sophistiquĂ©s, autre chose aussi que la mise en place d’un bassin bĂ©tonnĂ© destinĂ© Ă  accueillir nymphĂ©as, carpes japonaises et autres avatars du gĂ©nie gĂ©nĂ©tique. Tout simplement, donnons l’occasion Ă  la nature de sortir de ses rĂ©serves et de s’exprimer librement dans notre univers quotidien : mĂ©nageons lui un petit espace dans notre jardin. AVANT DE COMMENCER Tout projet de crĂ©ation de mare devra ĂȘtre mĂ»rement rĂ©flĂ©chi. Avant de se mettre au travail, il importe de se poser les questions suivantes : Est-ce que je dispose de l’emplacement idĂ©al pour crĂ©er une mare? Pour installer une mare naturelle, il faudra disposer d’une surface d’au moins 2 ou 3 mĂštres carrĂ©s bĂ©nĂ©ficiant de bonnes conditions d’ensoleillement. Suis-je prĂȘt Ă  consentir un investissement humain et financier ? La crĂ©ation d’une mare, mĂȘme de petite dimension, reprĂ©sente en soi une petite entreprise. Le creusement va demander de dĂ©placer des volumes de terre parfois importants et, dans la majoritĂ© des cas, l’installation d’un systĂšme d’impermĂ©abilisation du terrain se rĂ©vĂ©lera nĂ©cessaire. Suis-je prĂȘt Ă  amĂ©nager les alentours du site ? IdĂ©alement, les alentours immĂ©diats de la mare devront ĂȘtre quelque peu amĂ©nagĂ©s afin de constituer un pĂ©rimĂštre de protection autour de celle-ci et de garantir la qualitĂ© du milieu aquatique. La terre issue du creusement permettra de crĂ©er des abords vallonnĂ©s, offrant des abris Ă  la faune qui choisira d’élire domicile dans la mare (tritons, grenouilles diverses, etc). De jeunes enfants viendront-ils jouer aux abords de la mare ? Pour les enfants en bas Ăąge, la prĂ©sence d’une mare dans le jardin va constituer invariablement un attrait certain ainsi qu’un risque de noyade Ă  ne pas nĂ©gliger. Il appartient Ă  chacun d’évaluer l’importance de ce risque et d’installer, le cas Ă©chĂ©ant, un grillage de protection autour de la zone humide. Des hĂ©rons peuvent Ă©galement venir dans cette mare, si le bassin est facile d 'accĂšs ils viendront se rĂ©galer de vos carpes et autres poissons (j'en ai hĂ©las fait l 'experience) grillager? oui mais le rendu est peu Ă©sthĂ©tique. Tendre des fils de pĂȘches en travers, se croisant semble un bon compromis. Sinon des leurres se vendent, afin de dissuader les hĂ©rons. CONCEVOIR SA MARE Ça y est ! Vous voilĂ  prĂȘts Ă  vous lancer dans la grande aventure de la mare naturelle. En fonction du terrain dont vous disposez, diffĂ©rents types de mares pourront ĂȘtre installĂ©s : le terrain est relativement marĂ©cageux (sol argileux impermĂ©able) et est alimentĂ© par une nappe phrĂ©atique affleurante ou proche de la surface du sol (situĂ©e Ă  moins d’un mĂštre de profondeur en Ă©tĂ©). Dans ce cas particulier, qui n’est certainement pas le plus frĂ©quent, il vous sera possible de rĂ©aliser Ă  peu de frais une mare alimentĂ©e directement par la nappe aquifĂšre. Sa rĂ©alisation consiste simplement Ă  creuser une dĂ©pression dans le sol argileux et ne demande pas l’installation de systĂšme d’impermĂ©abilisation. Il s’agit donc d’un concept assez intĂ©ressant car la mare ainsi créée revĂȘt un aspect tout Ă  fait naturel; sa colonisation vĂ©gĂ©tale se fait spontanĂ©ment et trĂšs rapidement par les plantes des alentours. Elle pourra nĂ©anmoins prĂ©senter un risque d’assĂšchement estival important. Comme c’est le plus souvent le cas dans nos jardins, le terrain est sec et dĂ©pourvu de nappe affleurante. En plus du travail de creusement, il sera ici obligatoire d’impermĂ©abiliser le fond et les parois latĂ©rales de la dĂ©pression. L’essentiel de ce document est consacrĂ© Ă  la rĂ©alisation de ce type de mares. Lors de la rĂ©alisation de la mare, une sĂ©rie de questions vont se poser. Nous allons tenter d’y rĂ©pondre dans l’ordre suivant : oĂč vais-je placer la mare ? quelles dimensions et quelles formes choisir ? comment rĂ©aliser pratiquement la mare (creusement, impermĂ©abilisation) ? comment amĂ©nager les abords de la mare ? comment favoriser la colonisation vĂ©gĂ©tale et animale ? comment entretenir la mare ? CHOIX DE L’EMPLACEMENT La mare doit ĂȘtre implantĂ©e dans un endroit dĂ©gagĂ© et ensoleillĂ© (si possible, elle sera exposĂ©e au sud et dĂ©gagĂ©e Ă  l’est et Ă  l’ouest) : lumiĂšre et chaleur sont indispensables au bon dĂ©veloppement de la vĂ©gĂ©tation aquatique et Ă  l’équilibre biologique de la mare. La mare sera creusĂ©e Ă  l’écart des arbres dans la mesure oĂč l’accumulation de feuilles mortes et surtout d’aiguilles de rĂ©sineux provoque une acidification, l’apparition d’une coloration brunĂątre et un envasement excessif de l’eau (phĂ©nomĂšne d’eutrophisation). On retiendra cependant qu’il est toujours possible de disposer un filet au-dessus de l’eau pour recueillir les feuilles mortes en automne. De plus, le dĂ©veloppement racinaire des arbres ne facilitera en rien les travaux de terrassement et pourrait, plus tard, trouer ou dĂ©grader le systĂšme d’impermĂ©abilisation. D’autres facteurs peuvent encore dĂ©terminer le choix de l’emplacement de la future mare : on peut par exemple profiter d’une dĂ©pression existante ou d’une zone marĂ©cageuse. On Ă©vitera de placer la mare sur une pente trop importante ou dans une zone oĂč elle pourrait ĂȘtre sujette Ă  des Ă©boulements. Par contre, elle s’insĂ©rera trĂšs bien Ă  proximitĂ© d’un pierrier ou d’une rocaille. Dans la mesure du possible, on Ă©vitera de la placer au milieu de la pelouse et on la creusera plutĂŽt en pĂ©riphĂ©rie du jardin, non loin d’une zone plus “sauvage” (par exemple Ă  proximitĂ© d’une haie ou d’une zone non tondue qui constituera un refuge idĂ©al pour la faune). Pour dĂ©limiter prĂ©cisĂ©ment l’emplacement de la mare, il faudra encore avoir Ă  l’esprit le fait que les bords extĂ©rieurs de celle-ci devront tous ĂȘtre de niveau, faute de quoi l’eau s’en Ă©chappera comme d’une assiette Ă  soupe trop penchĂ©e ! En consĂ©quence, la pente gĂ©nĂ©rale du terrain devra ĂȘtre aussi faible que possible. S’il existe une lĂ©gĂšre dĂ©nivellation, on alignera le pĂ©rimĂštre extĂ©rieur de la mare sur le point le plus bas. La cavitĂ© sera toujours creusĂ©e dans la terre ferme. Il serait en effet illusoire de vouloir construire un remblai de terre latĂ©ral pour retenir la bĂąche : celui-ci s’affaisserait rapidement sous le poids important de l’eau au moment oĂč l’on remplira la mare. LA TAILLE, LA PROFONDEUR ET LE PROFIL DE LA MARE Avant tout, il importe de savoir que la SURFACE disponible pour creuser une mare constitue rarement un facteur limitant : avec 2 ou 3 mĂštres carrĂ©s, il est dĂ©jĂ  possible de crĂ©er un petit milieu aquatique harmonieux susceptible d’attirer toute une foule de batraciens et d’insectes. Evidemment, plus la taille deviendra importante, plus la valeur biologique du site s’accroĂźtra par le biais de la diversification de la vĂ©gĂ©tation et des micro-habitats. Pour donner un ordre de grandeur, sachez que la surface habituelle d’une mare de jardin varie entre 3 et 25 mĂštres carrĂ©s pour les plus petites et atteint une centaine de mĂštres carrĂ©s pour les plus grandes. A chacun d’évaluer la taille de la mare en fonction de ses possibilitĂ©s (coĂ»t financier, espace disponible, ...). La PROFONDEUR et la PENTE sont deux facteurs particuliĂšrement importants qui conditionneront avant tout la qualitĂ© de la mare, son intĂ©rĂȘt Ă©cologique et son intĂ©gration dans le jardin. Il faut savoir que les diffĂ©rentes espĂšces de plantes aquatiques ont chacune leurs prĂ©fĂ©rences quant Ă  la profondeur de l’eau. Ainsi, le botaniste distinguera : Les plantes des berges et des rives marĂ©cageuses (myosotis, menthes, lysimaques, populage, laĂźches ...), les plantes semi-aquatiques, enracinĂ©es dans la vase, qui s’avancent au plus jusqu’à 50 cm de profondeur (roseaux, massettes, sagittaire, iris, plantain d’eau ...), les plantes flottantes dont les feuilles et les fleurs Ă©mergent Ă  la surface de l’eau (nĂ©nuphars, lentilles d’eau, potamots ...), Les plantes submergĂ©es, dites oxygĂ©nantes (callitriches, myriophylles, Ă©lodĂ©es...). Afin de permettre le dĂ©veloppement de ces diffĂ©rentes ceintures de vĂ©gĂ©tation, il importe de crĂ©er des rives en pente douce. Ceci permet en outre d’éviter les Ă©boulements de terre et de rĂ©duire, lors des fortes gelĂ©es, la pression de la glace sur les parois de la mare; ces rives offrent aussi une voie de sortie commode aux animaux tombĂ©s accidentellement dans la mare. Des zones plus profondes allant jusqu’à 80 cm, voire 120 cm de profondeur, sont Ă©galement importantes dans la mesure oĂč elles permettent de conserver des zones d’eau libre dĂ©pourvues de vĂ©gĂ©tation aquatique. Qui plus est, les zones profondes constituent un abri pour les animaux de la mare en cas de forte gelĂ©e hivernale. Pratiquement, on tĂąchera de creuser des rives en pente douce convergeant vers une zone plus profonde. C’est la rive nord de la mare (= rive exposĂ©e au sud) qui est la mieux exposĂ©e au rayonnement solaire et qui est donc la plus propice au dĂ©veloppement de la vĂ©gĂ©tation. Si la surface de la mare est relativement faible, on veillera Ă  amĂ©nager cette rive en pente douce ou en escaliers, alors que la rive opposĂ©e pourra ĂȘtre plus abrupte pour atteindre une profondeur voisine de 80 cm. Les plantes de la mare - CatĂ©gories Ă©cologiques. Plantes des berges et des rives marĂ©cageuses : Jonc Ă©pars, Reine-des-PrĂ©s, Populage des marais, Lysimaque vulgaire. Plantes semi-aquatiques : Sagittaire, Iris jaune, Massette. Plantes flottantes : Lentille d’eau, NĂ©nuphar blanc. Plantes submergĂ©es : Myriophylle. Choix du profil de la mare. Quant Ă  la FORME de la mare, elle sera variĂ©e, avec des CONTOURS COURBES et asymĂ©triques, mais pas trop compliquĂ©e (difficultĂ©s de rĂ©alisation). En effet, il faut savoir que plus la forme est compliquĂ©e, plus on aura de “chutes” dans le matĂ©riau d’impermĂ©abilisation (dĂ©coupes et morceaux de bĂąche inexploitĂ©s). RÉALISATION PRATIQUE Le systĂšme d’impermĂ©abilisation Nous arrivons ici Ă  l’étape la plus cruciale, Ă  savoir la rĂ©alisation de la cuvette impermĂ©able. Pour ce faire, il faudra creuser une dĂ©pression, ajuster son profil et placer un revĂȘtement permettant d’impermĂ©abiliser le fond et les parois de la mare. Nous nous intĂ©resserons ici aux mares dont l’étanchĂ©itĂ© est assurĂ©e par une bĂąche en matiĂšre plastique. D’autres systĂšmes existent mais ne seront pas dĂ©taillĂ©s ici. Citons simplement le revĂȘtement par une couche d’argile (lourde Ă  manipuler et Ă©tanchĂ©itĂ© non assurĂ©e) et les mares dont les parois et le fond sont rĂ©alisĂ©s Ă  l’aide de matĂ©riaux rigides - bĂ©tons et polyesters - dont la pose est trĂšs dĂ©licate et le coĂ»t assez prohibitif. Si faible profondeur sur toute la surface de la mare. Risque important d’assĂšchement estival et d’envahissement par la vĂ©gĂ©tation. Profondeur Ă©levĂ©e sur toute la surface de la mare. DĂ©veloppement de la vĂ©gĂ©tation aquatique des berges et des zones peu profondes rendu impossible. Un compromis entre les deux situations prĂ©cĂ©dentes permet de concilier les avantages des deux types de mares. C’est la BÂCHE en PVC qui constitue de toute Ă©vidence le meilleur rapport qualitĂ©/prix. Faisant de 0,5 Ă  2 mm d’épaisseur, de couleur noire ou verte, ce matĂ©riau souple prĂ©sente une Ă©tanchĂ©itĂ© parfaite. On Ă©vitera cependant de marcher avec des chaussures sur la bĂąche. Sa durĂ©e de vie est gĂ©nĂ©ralement garantie par le fabricant pour une pĂ©riode supĂ©rieure Ă  10 ans. Son prix oscille autour de 5 euros du mĂštre carrĂ©. Ce type de bĂąche se trouve facilement dans la plupart des grandes surfaces ainsi que dans les commerces spĂ©cialisĂ©s (pĂ©piniĂ©ristes). Le principe de la conception des mares impermĂ©abilisĂ©es par une bĂąche de ce type est relativement simple. AprĂšs avoir creusĂ© une dĂ©pression dans le sol, on disposera successivement sur les parois de celle-ci : une couche de 5 cm de sable (couche de revĂȘtement facultative pour lessols meubles, mais indispensable pour les sols caillouteux), la bĂąche en plastique, une fine couche de terre qui constituera le “substrat” de la mare et dans laquelle la vĂ©gĂ©tation va pouvoir s’enraciner. Attention, quand on procĂšdera au calcul des dimensions de la mare, on n’oubliera pas de rajouter une dizaine de centimĂštres supplĂ©mentaires pour tenir compte de l’épaisseur cumulĂ©e de ces diffĂ©rentes couches. MatĂ©riel nĂ©cessaire - outils de terrassement : bĂȘches, pelles, pioches, etc., - niveau de maçon, - brouette (permettant de transporter la terre), - bĂąche impermĂ©able en PVC ou en caoutchouc butylĂ©, - sable et argile (Ă©ventuellement). On pourra calculer les dimensions de la bĂąche Ă  acheter en effectuant le calcul suivant : Longueur = longueur maximale de la mare + 2 fois profondeur maximale Largeur = largeur maximale de la mare + 2 fois profondeur maximale REALISATION DE LA MARE ET INSTALLATION : RĂ©alisation Le pĂ©rimĂštre extĂ©rieur de la mare est dĂ©limitĂ© prĂ©cisĂ©ment avec une corde, des piquets ... Les travaux de terrassement sont effectuĂ©s avec des outils appropriĂ©s. Le profil des rives et des parois est rĂ©alisĂ© suivant les plans prĂ©dĂ©finis (utiliser un niveau), en tenant compte des 10 cm supplĂ©mentaires liĂ©s Ă  l’épaisseur des diffĂ©rentes couches. En creusant, on prendra garde de ne pas rencontrer et endommager un cĂąble ou une canalisation qui pourrait traverser le jardin ! AprĂšs avoir enlevĂ© tous les Ă©lĂ©ments saillants (cailloux, racines ...) qui pourraient trouer la bĂąche, on tasse et on lisse toute la surface de la dĂ©pression. Dans le cas des sols caillouteux, le fond et les parois sont garnis, dans la mesure du possible, d’une couche de sable de 5 centimĂštres d’épaisseur. On dispose la bĂąche sur les parois de la cavitĂ© en Ă©pousant la forme de celle-ci. Les plis saillants seront Ă©liminĂ©s en repliant les pans de bĂąche les uns en dessous des autres. Si ce travail demande de marcher sur la bĂąche, il sera rĂ©alisĂ© Ă  pieds nus pour limiter les risques de perforation du matĂ©riau plastique. ATTENTION : la bĂąche ne doit ĂȘtre fixĂ©e qu’aprĂšs le remplissage d’eau. De cette maniĂšre, elle Ă©pousera parfaitement la forme de la cavitĂ©, ce qui Ă©vitera tensions et dĂ©chirures. IdĂ©alement, il faut remplir une premiĂšre fois la mare d’eau puis la vidanger. Cette opĂ©ration permet de nettoyer le matĂ©riau plastique d’éventuelles substances chimiques qui la recouvrent. On peut aussi profiter de cette opĂ©ration pour corriger la forme de la dĂ©pression, rehausser certaines rives, etc. La mare peut enfin ĂȘtre remplie d’eau. On prĂ©fĂ©rera l’eau de pluie Ă  l’eau du robinet dans la mesure oĂč cette derniĂšre est trop riche en Ă©lĂ©ments minĂ©raux (chlore, nitrates, carbonates ...). Une eau trop riche peut en effet provoquer divers dĂ©sĂ©quilibres biologiques, comme un envahissement rapide de l’eau par les algues vertes, le recouvrement de la vĂ©gĂ©tation aquatique par une pellicule blanchĂątre de calcaire, etc. Dans nos rĂ©gions, selon la saison, l’eau de pluie aura rempli la mare dans un dĂ©lai compris entre quelques semaines et quelques mois. Si on veut accĂ©lĂ©rer le processus, on pourra utiliser Ă©ventuellement de l’eau de puits ou de citerne (en se mĂ©fiant toutefois des eaux qui ont ruisselĂ© sur des tĂŽles mĂ©talliques ou qui ont croupi trop longtemps dans une citerne). Il faut alors recouper les bords de la bĂąche plastique, en laissant une marge supplĂ©mentaire de 40 cm tout autour de la piĂšce d’eau et arrimer solidement celle-ci sur les cĂŽtĂ©s. DiffĂ©rentes possibilitĂ©s existent Ă  ce niveau : elles sont dĂ©taillĂ©es dans la partie traitant de l’amĂ©nagement des abords de la mare. Dans le fond de la mare, on peut disperser une fine couche de terre - au maximum de 5 cm d’épaisseur afin de constituer un premier substrat pour la vĂ©gĂ©tation. La terre en question ne devra pas ĂȘtre trop riche en matiĂšre organique (Ă©viter d’utiliser du terreau ou de la terre de compost). On peut, par exemple, travailler avec un mĂ©lange 50/50 de sable et d’argile. Attention de ne pas mettre trop de substrat : une fois la vĂ©gĂ©tation aquatique installĂ©e, l’épaisseur de vase ne fera que croĂźtre avec le temps, ce qui entraĂźne un comblement progressif de la mare. Les plantes seront disposĂ©es en fonction de leurs prĂ©fĂ©rences Ă©cologiques (profondeur d’eau !). Elles peuvent ĂȘtre plantĂ©es directement dans le substrat ou en pot. Cette derniĂšre possibilitĂ© est prĂ©fĂ©rable pour les plantes pourvues d’un puissant systĂšme racinaire qui risquerait de trouer la bĂąche et pour les vĂ©gĂ©taux dont on dĂ©sire pouvoir contrĂŽler facilement le dĂ©veloppement. AMÉNAGEMENT DES ABORDS DE LA MARE Arrimage de la bĂąche Il est important que la bĂąche - et notamment les bords - ne soient pas exposĂ©s aux rayons du soleil car, aprĂšs quelques annĂ©es, le matĂ©riau plastique (PVC) se durcit et fend sous l’influence des U.V. La meilleure façon de dissimuler la bĂąche et d’intĂ©grer rapidement la mare dans le jardin consiste Ă  cacher les bords de celle-ci sous le gazon. Pour ce faire, il suffit d’inciser la terre horizontalement Ă  la base du systĂšme racinaire de la pelouse, sur la longueur d’un fer de bĂȘche et sur tout le pourtour de la cavitĂ©, avant de glisser le bord de la bĂąche dans la fente ainsi pratiquĂ©e. Si la rive est rĂ©alisĂ©e en pente douce juste avant de rejoindre le gazon, il est possible de crĂ©er une zone marĂ©cageuse qui fera la transition entre la pelouse et la piĂšce d’eau. Les berges pourront ensuite ĂȘtre amĂ©nagĂ©es et Ă©ventuellement consolidĂ©es avec des pierres plates. AmĂ©nagement des berges Le volume de terre extrait hors du trou peut ĂȘtre relativement important. Si on dĂ©sire ne pas avoir Ă  modifier exagĂ©rĂ©ment l’aspect du jardin, la terre sera Ă©liminĂ©e. Mais on peut trĂšs bien s’en servir pour la rĂ©pandre sur un des cĂŽtĂ©s de la mare - au nord si possible - de maniĂšre Ă  crĂ©er une rive plus haute qui prolongera la zone marĂ©cageuse, bĂ©nĂ©ficiera d’un bon ensoleillement et protĂšgera la mare contre les intempĂ©ries. Des plantes pionniĂšres s’y installeront spontanĂ©ment et on pourra Ă©ventuellement y planter quelques buissons bas (pas trop : attention aux chutes de feuilles dans la mare). La rive opposĂ©e (rive sud), gĂ©nĂ©ralement plus abrupte, pourra ĂȘtre Ă©tudiĂ©e de maniĂšre Ă  amĂ©nager un accĂšs facile Ă  la piĂšce d’eau et Ă  renforcer la berge. On peut ainsi poser le long de celle-ci une poutrelle en bois, quelques pierres plates, etc. PEUPLEMENT VÉGÉTAL DE LA MARE Qu’il s’agisse de plantes ou d’animaux, IL EST EXCLU D’INTRODUIRE DANS UNE MARE NATURELLE DES ESPÈCES EXOTIQUES, non adaptĂ©es Ă  nos conditions climatiques. Tout d’abord, leurs chances d’installation sont relativement rĂ©duites et, mĂȘme si elles y parviennent, cellles-ci risquent de se rĂ©pandre dans la nature, d’entrer en compĂ©tition avec les espĂšces de nos rĂ©gions et de perturber le fonctionnement de nos Ă©cosystĂšmes. Nous rappelons une fois encore que le peuplement de la mare par des espĂšces de chez nous constitue la meilleure garantie de son bon Ă©quilibre biologique. La colonisation spontanĂ©e par la vĂ©gĂ©tation aquatique d’une mare créée artificiellement est possible si on utilise comme substrat de la vase provenant d’une autre piĂšce d’eau et s’il se trouve d’autres zones humides dans l’environnement immĂ©diat de la mare. Mais cette recolonisation sera souvent trĂšs lente. C’est pourquoi on conseillera de planter et de semer soi-mĂȘme des plantes indigĂšnes appartenant aux diffĂ©rentes catĂ©gories Ă©cologiques (plantes des rives marĂ©cageuses, semi-aquatiques, flottantes et submergĂ©es. Pour autant que les rives aient Ă©tĂ© amĂ©nagĂ©es en pente douce, il sera possible d’introduire dans la mare au moins 1 Ă  2 espĂšces de chacune des catĂ©gories. Ces plantes garantiront l’aspect esthĂ©tique de la mare et permettront l’oxygĂ©nation de l’eau, condition indispensable au dĂ©veloppement de la vie animale. Insistons particuliĂšrement sur l’importance des plantes submergĂ©es qui assurent Ă  l’eau l’essentiel de son apport en oxygĂšne. L’approvisionnement idĂ©al en plantes aquatiques consiste Ă  aller chercher graines, plants et boutures chez d’autres adeptes de la mare naturelle. On pourra Ă©galement se procurer des plants chez des pĂ©piniĂ©ristes spĂ©cialisĂ©s, tout en veillant Ă  n’acheter que des plantes de nos rĂ©gions. En procĂ©dant ainsi, on n’appauvrira pas nos zones humides sauvages qui hĂ©bergent assez bien d’epĂšces en voie de rarĂ©faction, dont certaines sont d’ailleurs protĂ©gĂ©es par la loi (c’est le cas de nos deux espĂšces de nĂ©nuphars). Rappelons Ă©galement que la loi interdit tout prĂ©lĂšvement de plantes, quelles qu’elles soient, dans une rĂ©serve naturelle. On n’introduira pas les plantes aquatiques en trop grand nombre dans la mare car la pluaprt se propagent et s’étendent trĂšs rapidement. Les plantes des berges et des rives marĂ©cageuses seront semĂ©es ou repiquĂ©es de la fin de l’automne au dĂ©but du printemps alors que les autres plantes aquatiques seront transplantĂ©es plus tard, du mois d’avril au mois de juillet, Ă  partir de plants ou de boutures. On veillera Ă  bien respecter les exigences spĂ©cifiques des diffĂ©rentes espĂšces quant Ă  la profondeur de l’eau, l’ensoleillement, etc. Ces exigences ainsi que le mode de transplantation (graine, plante entiĂšre, bouture, division de souche, rhizome (= grosse tige souterraine) ) Si on n’a disposĂ© que trĂšs peu de substrat sur la bĂąche, on veillera Ă  ce que les racines des plantes soient entourĂ©es d’une motte de terre avant de les placer dans la mare. Il faudra encore lester les racines de certaines plantes flottantes - avec une pierre - pour assurer l’ancrage de celles-ci dans le fond de la mare. Plantes submergĂ©es Cornifle ElodĂ©e Myriophylle Ceratophyllum demersum Elodea canadensis Myriophyllum spicatum Plantes flottantes Lentille d‘eau Lemna minor Couvrante Plant Plantes semiaquatiques Iris jaune Massette Plantain d’eau Potamot nageant Roseau commun Rubanier rameux Iris pseudacorus Typha angustifolia Alisma plantago-aquatica Potamogeton natans Phragmites australis Sparganium erectum Rhizome Rhizome Plant Plant Bouture tige Plant Plantes des berges et des rives marĂ©cageuses AngĂ©lique Epilobe hĂ©rissĂ©e Eupatoire chanvrine GlycĂ©rie aquatique Jonc Ă©pars LaĂźche des marais Lysimaque vulgaire Menthe aquatique Myosotis des marais Populage Reine-des-prĂ©s Salicaire commune Scrophulaire allĂ©e ValĂ©riane rampante Angelica sylvestris Epilobium hirsutum Eupatorium cannabinum Glyceria maxima Juncus effusus Carex acutiformis Lysimachia vulgaris Mentha aquatica Myosotis scorpioides Caltha palustris Filipendula ulmaria Lythrum salicaria Scrophularia umbrosa La sagittaire, les nĂ©nuphars jaunes et blancs indigĂšnes sont partiellement protĂ©gĂ©s par la loi du 12 juillet 1973 sur la conservation de la nature : ils ne peuvent ĂȘtre prĂ©levĂ©s qu’en petite quantitĂ©, mais ne peuvent ĂȘtre commercialisĂ©s. Le callitriche des marais est strictement protĂ©gĂ© par la loi sur la conservation de la nature du 12 juillet 1973 et tout prĂ©lĂšvement en nature est donc interdit, sauf dĂ©rogation, uniquement pour certains motifs d’intĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral. COLONISATION ANIMALE DE LA MARE La mare sera trĂšs vite peuplĂ©e par un nombre impressionnant d’organismes unicellulaires (protozoaires) et de petits invertĂ©brĂ©s microscopiques qui vont rĂ©guler l’équilibre Ă©cologique de celle-ci et amorcer la chaĂźne alimentaire. La plupart du temps, ces organismes seront apportĂ©s sans le vouloir avec la vĂ©gĂ©tation; on pourra mĂȘme accĂ©lĂ©rer le processus en “insĂ©minant” la mare avec quelques seaux de vase provenant d’une zone humide des environs. AprĂšs ces reprĂ©sentants de la micro-faune, beaucoup d’autres animaux coloniseront spontanĂ©ment la mare et transformeront la piĂšce d’eau en un milieu grouillant de vie. Parmi ceux-ci, les plus nombreux seront sans doute les insectes : une fois installĂ©s aux abords de la mare, certains y sĂ©journeront le restant de leur vie (dytiques, punaises aquatiques ...) alors que d’autres ne s’y rassembleront que pour pondre leurs oeufs (libellules, phryganes, moustiques...). De nombreuses espĂšces d’insectes passent ainsi par un stade larvaire adaptĂ© Ă  la vie aquatique avant de se dissĂ©miner vers de nouvelles zones humides, une fois devenus adultes. On voit donc que, contrairement Ă  la vĂ©gĂ©tation, la colonisation animale de la mare s’établit d’elle-mĂȘme assez rapidement. Dans la mesure oĂč toute introduction animale risque de perturber fortement l’équilibre biologique du milieu et d’entraĂźner un bouleversement profond de la vie de la mare, il y a lieu de ne pas y introduire d’animaux. En particulier, on veillera Ă  ne pas introduire de poissons dans les mares de petites dimensions (surface infĂ©rieure Ă  25 mÂČ). En fait, ces derniers risquent fort de concurrencer les autres espĂšces animales car ils consomment Ă©normĂ©ment d’oxygĂšne; qui plus est, ce sont des prĂ©dateurs hors pair capables en peu de temps d’anĂ©antir les populations d’insectes de la mare (libellules notamment) et de bouleverser complĂštement la chaĂźne alimentaire ! Pire encore, certaines espĂšces ont la fĂącheuse habitude de remuer la vase, ce qui rend l’eau trouble et, dĂšs lors, empĂȘche la lumiĂšre de pĂ©nĂ©trer dans l’eau et perturbe le dĂ©veloppement de la vie animale et vĂ©gĂ©tale (dĂ©pĂ©rissement des plantes, appauvrissement en oxygĂšne, etc.). Si votre jardin est situĂ© dans un environnement qui leur est favorable, les batraciens (grenouilles, crapauds et tritons) viendront d’eux-mĂȘmes coloniser votre mare. Ceci est gĂ©nĂ©ralement les cas s’il existe d’autres zones humides dans les environs, c’est-Ă -dire dans un rayon de 1 ou 2 kilomĂštres. Dans le cas contraire, la tentation sera forte de rĂ©introduire soi-mĂȘme tĂȘtards, grenouilles et tritons. Ces animaux ont des exigences Ă©cologiques trĂšs pointues (besoin d’une aire de chasse et de sites d’hibernation autour de la mare) et, si celles-ci ne sont pas remplies, ils seront trĂšs vite condamnĂ©s Ă  mourir dans un coin de votre jardin ! Signalons enfin que tous les batraciens, leurs larves (tĂȘtards) et leurs oeufs sont protĂ©gĂ©s par la loi sur la conservation de la nature et qu’il est dĂšs lors interdit de les prĂ©lever et de les transporter. La seule exception que l’on pourrait faire Ă  la rĂšgle de “non-introduction d’espĂšces animales” concerne les escargots d’eau (planorbes et limnĂ©es). Comme leur faible pouvoir de dispersion les empĂȘche de coloniser des milieux nouvellement créés et comme ils jouent un rĂŽle capital dans la dĂ©composition de la matiĂšre organique, il peut ĂȘtre intĂ©ressant de prĂ©lever quelques exemplaires dans la nature (Ă©tang ou marĂ©cage) et de les introduire dans la mare. A propos de l’équilibre de la mare naturelle ... Tous les organismes vivants d’une mare naturelle sont soumis Ă  la mĂȘme loi : manger ou ĂȘtre mangĂ©. Il en rĂ©sulte la constitution d’une chaĂźne alimentaire fort complexe reliant les vĂ©gĂ©taux aux prĂ©dateurs, en passant par les herbivores, sans oublier les dĂ©composeurs qui transforment les organismes morts en substances nutritives assimilables par les plantes. Prenons un exemple en nous rĂ©fĂ©rant Ă  l’illustration de la page suivante : en prĂ©sence de lumiĂšre, de gaz carbonique et de sels minĂ©raux dissous dans l’eau, les plantes aquatiques telles que le Ceratophylle croissent et se multiplient. Les tĂȘtards du crapaud commun, herbivores dans les premiĂšres semaines de leur vie, grignotent ces plantes aquatiques. Mais la larve de libellule guette; redoutable prĂ©datrice, elle consommera quantitĂ© de tĂȘtards pour se dĂ©velopper. Cette larve se mĂ©tamorphosera aprĂšs quelques annĂ©es en libellule adulte. Celle-ci se fera attraper par une rousserole qui peut, elle-mĂȘme, se faire manger par un superprĂ©dateur terrestre. A sa mort, son cadavre sera Ă©liminĂ© par les dĂ©composeurs. Il s’agit de bactĂ©ries qui transforment les restes d’ĂȘtres vivants en eau, gaz carbonique et sels minĂ©raux, c’est-Ă -dire les trois composĂ©s indispensables Ă  la croissance des vĂ©gĂ©taux. La boucle est bouclĂ©e ... et le cycle peut recommencer indĂ©finiment. Dans la mare naturelle, ces cycles fonctionnent bien et un Ă©quilibre entre les organismes en dĂ©composition et les dĂ©composeurs s’établit de lui-mĂȘme aprĂšs quelque temps. Cependant, toutes interventions extĂ©rieures telles que l’introduction de poissons et de plantes non indigĂšnes, l’installation d’une pompe Ă  air, ... risque de dĂ©sĂ©quilibrer l’écosystĂšme ou d’engendrer des perturbations. Or, ces dĂ©sĂ©quilibres se traduisent souvent par diverses nuisances : pullulation d’algues, invasion de moustiques, mauvaises odeurs, ... Pour peu qu’on la laisse Ă©voluer naturellement et que l’on ne soit pas trop interventionniste, une mare naturelle s’équilibre d’elle-mĂȘme et n’est source d’aucune nuisance. ENTRETIEN DE LA MARE A vous de jouer ! Quels sont les animaux et les plantes de la mare ? Les travaux d’entretien d’une mare naturelle ne sont normalement pas trĂšs importants. Il convient cependant de respecter certains principes de base pour maintenir la mare en bonne santĂ©. Tout d’abord, il faudra veiller Ă  limiter la quantitĂ© de vĂ©gĂ©taux qui se dĂ©composent dans la mare, en particulier les apports de feuilles mortes. On veillera aussi Ă  NE PAS TONDRE LE GAZON TROP FRÉQUEMMENT Ă  proximitĂ© de la mare dans la mesure oĂč l’accumulation d’herbes coupĂ©es dans l’eau exerce une action nĂ©faste sur la vie de la mare. IdĂ©alement, on pourra mĂȘme conserver une bande de quelques mĂštres de large tout autour de la piĂšce oĂč l’herbe sera fauchĂ©e 1 Ă  2 fois par an. De cette maniĂšre, on mĂ©nagera une zone-refuge pour les insectes et les batraciens qui, Ă  certaines saisons, s’éloignent quelque peu du milieu aquatique. Ensuite, on veillera Ă  ce que la mare ne s’assĂšche pas de maniĂšre trop prononcĂ©e en Ă©tĂ©. En effet, si la bĂąche est exposĂ©e trop fortement aux rayons du soleil, elle risque d’en souffrir et mĂȘme de se fissurer ! On pourra donc compenser les pertes trop importantes dues Ă  l’évaporation par un apport progressif d’eau de ville ou de citerne (dont la tempĂ©rature doit ĂȘtre proche de celle de l’eau de la mare). Enfin, il faut savoir que, dĂšs sa crĂ©ation, LE MILIEU AQUATIQUE N’AURA CESSE D’ÉVOLUER ET DE SE TRANSFORMER. La colonisation animale et vĂ©gĂ©tale aidant, la mare sera trĂšs vite peuplĂ©e par une foule d’organismes. Au fil du temps, l’envahissement par les plantes aquatiques risque de devenir trĂšs important, surtout pour les mares de petites dimensions. Il conviendra de limiter le dĂ©veloppement de cette vĂ©gĂ©tation si on ne veut pas assister Ă  un comblement progressif du plan d’eau (phĂ©nomĂšne naturel d’eutrophisation). Pour pouvoir dĂ©tecter d’éventuels problĂšmes (voir tableau 3), il importe donc de suivre rĂ©guliĂšrement l’évolution de la mare. A ce propos, sachez qu’une mare en bonne santĂ© se caractĂ©rise par un dĂ©veloppement Ă©quilibrĂ© de sa faune ainsi que par le caractĂšre LIMPIDE ET TRANSLUCIDE de son eau. Dans les premiers mois qui suivent sa crĂ©ation, toute mare créée artificiellement est sujette Ă  un risque de dĂ©sĂ©quilibre. Ce dernier peut se marquer par un dĂ©veloppement important de plantes flottantes et immergĂ©es (algues, lentilles d’eau, etc.), souvent provoquĂ© par une trop grande richesse de l’eau en Ă©lĂ©ments nutritifs. Avant de s’alarmer inutilement, il faudra avant tout ĂȘtre patient : la mare devrait normalement trouver elle-mĂȘme son Ă©quilibre avec le dĂ©veloppement de la faune et des autres plantes aquatiques. AprĂšs deux ou trois ans, la vĂ©gĂ©tation aquatique aura souvent tendance Ă  envahir progressivement toute la mare. Il importera alors de conserver des zones d’eau libre pour permettre un ensoleillement suffisant de la mare. C’est pourquoi, chaque automne, il faudra Ă©liminer une partie des plantes immergĂ©es et des plantes flottantes, de mĂȘme qu’on pourra procĂ©der au fauchage des plantes et des berges (+ exportation du produit de la fauche). On pourra profiter de l’occasion pour fournir les plantes aquatiques en surnombre Ă  des personnes qui viennent de creuser une mare. Mais attention ! Quand on enlĂšve la vĂ©gĂ©tation, il convient de prendre certaines prĂ©cautions pour ne pas massacrer inutilement les animaux qui se rĂ©fugient prĂ©fĂ©rentiellement dans les plantes aquatiques. Avant d’éliminer les vĂ©gĂ©taux, on les secouera avec Ă©nergie au-dessus de la mare, puis on les laissera reposer quelques jours Ă  proximitĂ© immĂ©diate des berges ou sur un filet placĂ© quelques centimĂštres au-dessus du niveau de l’eau. De cette maniĂšre, les animaux pourront s’enfuir et regagner par eux-mĂȘmes leur habitat aquatique. Mieux encore, pour laisser des zones refuges Ă  la vie aquatique, on ne nettoiera pas le mĂȘme jour l’entiĂšretĂ© de la surface de la mare. AprĂšs quelques annĂ©es d’installation, il se peut que le processus d’eutrophisation se marque davantage, ce qui se traduit par un envahissement vĂ©gĂ©tal, un trouble de l’eau et un envasement de plus en plus prononcĂ©s. A la limite, on peut mĂȘme assister Ă  la mort biologique de la mare, provoquĂ©e par un appauvrissement de l’eau en oxygĂšne. Pour contrecarrer ce processus, il faudra limiter de maniĂšre drastique le dĂ©veloppement de la vĂ©gĂ©tation flottante - qui limite l’ensoleillement - et Ă©liminer une partie de la vase qui tend Ă  s’accumuler dans le fond de la mare. Enfin, si le processus d’eutrophisation est vraiment trop avancĂ©, on pourra vidanger la mare, la laisser quelques jours en assec, ĂŽter le plus possible de vase, tout en prenant garde de ne pas trouer la bĂąche, et enfin remettre la mare sous eau. Mais attention, la mise en assec ne devra ĂȘtre pratiquĂ©e que de maniĂšre exceptionnelle dans la mesure oĂč elle perturbe fortement la vie du milieu aquatique et demande aprĂšs coup la mise en place d’un nouvel Ă©quilibre biologique ! ProblĂšmes que peut rencontrer une mare nouvellement installĂ©e Pullulation de bactĂ©ries, - eau laiteuse - trop de matiĂšres organiques (plantes, cadavres d’animaux, ...) - manque d’oxygĂšne suite Ă  une catastrophe Ă©cologique - enlever la vase - remplir avec de l’eau fraĂźche - attendre l’action des plantes oxygĂ©nantes - Lentilles d’eau pellicule verte uniforme Ă  la surface de l’eau (eau trop riche en Ă©lĂ©ments nutritifs) - enlever rĂ©guliĂšrement les lentilles avec une Ă©puisette ou un tamis - attendre que les rĂ©serves alimentaires baissent Invasion de moustiques - jeune mare : pas encore de prĂ©dateurs des larves de moustiques - eau riche en substances nutritives attendre que l’équilibre s’installe Pullulation d’algues, Ă©pais entrelacs de“fils” d’algues autour des autres plantes aquatiques - eau trop riche en Ă©lĂ©ments nutritifs - fond de la mare riche en humus - eau trĂšs exposĂ©e au soleil - enlever les dĂ©bris accumulĂ©s au fond - enlever les masses d’algues filamenteuses - favoriser un couvert vĂ©gĂ©tal naturel de la mare avec des plantes aquatiques flottantes qui limiteront l’ensoleillement BON A SAVOIR Achat de bĂąches et matĂ©riaux divers. Aujourd’hui, se procurer une bĂąche ne pose plus aucun problĂšme. La plupart des grandes surfaces (bricolage) et autres Ă©tablissements de jardinage en fournissent. Toutefois, la concurrence est rude. MatĂ©riel de base (plastique, PVC, caoutchouc butylĂ© ...), Ă©paisseur de la bĂąche, largeur des bandes, texture, nombre d’annĂ©es de garanties, sont autant de paramĂštres Ă  prendre en considĂ©ration car ils font varier les prix du simple au triple ! Plantes aquatiques La meilleure solution est de se procurer des boutures auprĂšs d’autres amateurs de mares. Vous pouvez Ă©galement trouver quelques magasins en linge vendant des plantes Ă  prix trĂšs correct.

  • Avc| France | Axolotls et Cie

    Votre axolotl peut souffrir de ce qui semble ĂȘtre un AVC ouun autre trouble neurologique. Or la cause peut ĂȘtre toute autre... AVC ou autre trouble neurologique ? Share L'AVC signifie Accident Vasculaire CĂ©rĂ©bral. Un AVC se produit lorsque la circulation sanguine est stoppĂ©e brutalement au niveau du cerveau. Cela peut ĂȘtre dĂ» Ă  un caillot de sang ou Ă  une hĂ©morragie. Un accident vasculaire cĂ©rĂ©bral peut ĂȘtre fatal ou entraĂźner diffĂ©rents handicaps comme une hĂ©miplĂ©gie (paralysie de la moitiĂ© du corps). Des cas de plus en plus frĂ©quents de ce qui ressemble Ă  des AVC sur axolotls & Cie nous sont rapportĂ©s. Les symptĂŽmes sont relativement spectaculaires, en effet, l'axolotl tourne sur lui mĂȘme le corps comme tordu en un cercle continuel. Il semble ne pas pouvoir se calmer et se remettre en position normale. Photo et vidĂ©o de Mala par Laury Laurier L'issu est souvent fatale, selon l'importance des zones du cortex touchĂ©es. en gĂ©nĂ©ral dans les 24 heures l'animal meurt si l'attaque a Ă©tĂ© trop grave. Sinon il y a des chances de rĂ©gĂ©nĂ©ration. Voici un nouvel Ă©clairage nous provenant du Docteur Larrat, aprĂšs lui avoir posĂ© la question sur le nombre croissant de cas que nous rencontrions, il pense que dans la majoritĂ© des cas il ne s'agit en fait pas d'AVC. "Les signes neurologiques dĂ©crits peuvent ĂȘtre causĂ©s par beaucoup de facteurs diffĂ©rents, et il est assez difficile de poser le diagnostic final d'AVC. En fait, dans la plupart des cas, il y a une autre cause. Toute encĂ©phalite aura des signes similaires (virus, bactĂ©rienne voire parasitaire ou fongique) et un certain nombre d'intoxications feront aussi les mĂȘmes signes (NH3*, hypoxemie...). Des anomalies mĂ©taboliques (dĂ©sĂ©quilibre ionique, insuffisance rĂ©nale ou hĂ©patique) pourraient aussi causer des signes neurologiques. Le problĂšme du NH3 se pose particuliĂšrement dans les nouveaux bacs, quand un traitement est utilisĂ©, quand les biofiltres sont malmenĂ©s (mais je ne dois rien vous apprendre). Si le nombre de cas augmente, et qu'ils ont tous la mĂȘme cause, je penserais plutĂŽt Ă  des *ranavirus qu'Ă  des AVC. Le diagnostic d'AVC requiert de l'imagerie mĂ©dicale de pointe, non disponible en pratique sur cette taille d'animaux, ou un examen microscopique des tissus en anatomo-pathologie aprĂšs la mort." Sylvain Larrat * NH3- L'aquarium est un environnement confinĂ© dans lequel les dĂ©chets (excrĂ©ments, urine, dĂ©bris vĂ©gĂ©taux, excĂšs de nourriture, etc.) sont constamment libĂ©rĂ©s. Ces produits sont rapidement dĂ©gradĂ©s et transformĂ©s en ammoniaque (NH3-), soluble dans l'eau et totalement invisible s'avĂ©rant trĂšs toxique pour nos aquatiques. ** Ranavirus Les Ranavirus sont des virus Ă  ADN qui causent des nĂ©croses hĂ©matopoĂŻĂ©tiques Ă©pizootiques . Ces virus touchent les animaux aquatiques comme les poissons (dont marins1 ) et les amphibiens (mort par hĂ©morragie internes, avec symptĂŽmes d'ulcĂ©rations de la peau) ainsi que des reptiles (aux États-Unis, en Australie2 ). Ils sont source de maladies Ă©mergentes 3 a priori impliquĂ©es dans le dĂ©clin gĂ©nĂ©ral des amphibiens3 ; tous les Ă©cosystĂšmes ne sont pas concernĂ©s, mais le virus s'Ă©tend, imposant des mesures prophylactiques 4 . On en dĂ©couvre rĂ©guliĂšrement de nouveaux isolats. (WikipĂ©dia).

  • Axolotls et cie, mĂ©tamorphose axolotls

    Comment cela fonctionne-t-il ? Explications et accompagnement Haut de page METAMORPHOSE Mon axolotl se mĂ©tamorphose, comment l'accompagner pour qu'il vive heureux sa nouvelle vie terrestre ? Tout d'abord les causes d'une mĂ©tamorphose : Cause gĂ©nĂ©tique : thyroĂŻde stimulĂ©e sur certaines souches Ă  des fins expĂ©rimentales, l'on suppose que des descendances (plus frĂ©quentes en Allemagne) sont amenĂ©es Ă  muter mĂȘme dans de parfaites conditions de maintenance. ElĂ©ment pouvant ĂȘtre dĂ©clencheur : un milieu devenu hostile : une eau sale, chaude, peu d'oxygĂšne, peu d'eau, etc. Mais il ne faut pas oublier que ca n'est pas aussi simple pour l'axolotl que pour les autres urodĂšles, la cause gĂ©nĂ©tique reste la premiĂšre. PrĂ©cisons que l'Ambystoma Andersoni, cousin de l’axolotl est plus enclin Ă  muter. PHOTO La mĂ©tamorphose qu'est ce? Le voile dorsale diminue jusqu'Ă  disparaĂźtre complĂštement, les quatre pattes s'allongent et prennent en Ă©paisseur afin de se prĂ©parer Ă  la gravitĂ© terrestre; les filaments puis les branchies disparaissent complĂštement, la peau mue et s'Ă©paissit, des paupiĂšres mobiles apparaissent. Voici notre Ambystoma Mexicanum prĂȘt Ă  affronter la vie terrestre. NE TENTEZ JAMAIS DE FORCER UNE MUTATION 80 % Y SUCCOMBENT ET POUR CEUX QUI SURVIVENT LEUR DUREE DE VIE DIMINUE DE 15/20 ANS A 5/6 ANS. LE TERRARIUM : Un terrarium de 90 x 50 x 40 (100 x 40 x30) centimĂštres est un minimum pour un couple adulte. Le substrat sera composĂ© de 50% de tourbe blonde sans engrais et de 50% de « plantation soil » d'Exo Terra, mĂ©lange permettant de conserver une hygromĂ©trie importante (humiditĂ©) et de planter le terrarium convenablement. Ce substrat est disposĂ© sur une Ă©paisseur de dix centimĂštres (minimum), le tout Ă©tant recouvert de feuilles mortes provenant de sous-bois locaux (nettoyĂ©es et passĂ©es au micro-ondes pour les dĂ©sinfecter). L'on peut installer de la mousse toute douce comme la sphaigne , trouvable en sous bois humides. Un petit bassin est disposĂ© dans le terrarium, avec une faible hauteur d'eau (cinq centimĂštres). TempĂ©ratures/Eclairage/HygromĂ©trie : L'axolotl mĂ©tamorphosĂ© vit sans souci Ă  tempĂ©rature ambiante (14/24°C), mais n'apprĂ©cie pas les fortes chaleurs. Il faut veiller Ă  ce qu'il puisse s'enterrer pour se refroidir. Voici un axolotl encore dans l'eau mais mĂ©tamorphosĂ© son nouveau propriĂ©taire lui prĂ©pare donc un terrarium. Les plantes Ă©tant les bienvenues dans l'univers du loulou, si l'on souhaite un environnement bien plantĂ© et le plus naturel possible il faudra tout de mĂȘme une lampe Ă  UV d'un rayonnement faible : uvb 2% et uva 10%dirigĂ© dans une zone prĂ©cise si il souhaite s'y poser. Par ailleurs pour que les plantes puissent pousser correctement soit positionner le terrarium prĂšs d'une fenĂȘtre ou si cela n'st pas possible utiliser un Ă©clairage artificiel. L'hygromĂ©trie sera comprise entre 70% et 80%, cela peut ĂȘtre plus « sec » mais il faudra toujours veiller Ă  ce que les animaux aient un bassin d'eau Ă  disposition. Le terrarium sera aspergĂ© tous les jours ou tous les deux jours. Voici quelques exemples d'amĂ©nagement de terrarium : NOURRITURE : Cette espĂšce est assez vorace, on fera donc attention au sur-nourrissage. Carnivore, elle se nourrit de diffĂ©rentes proies, qu'on fera variĂ©es au maximum par soucis d'un bon apport nutritif : vers de terre, de terreau, teigne des ruches, vers de farine (si tĂȘte Ă©crasĂ©e, criquets, etc. Tous ces aliments interdits pour beaucoup auparavant lui sont maintenant autorisĂ©s. Un individu est nourri tous les trois jours en bonne quantitĂ©. Bien ramasser les dĂ©chets pour qu'il ne pourrissent pas. Toutes les proies sont saupoudrĂ©es de calcium. Étant donnĂ© qu'une source d'UV est prĂ©sente, les proies ne seront pas saupoudrĂ©es de vitamine D3 (sauf si pas de lampe UV dans le terra). REPRODUCTION : Elle a lieu dans l'eau les petits ont pour beaucoup de fortes chances de se mĂ©tamorphoser Ă  leur tour mais pas assez de retours sur ces reproductions pour Ă©tablir des ratios. METAMORPHOSE EN 20 JOURS MĂ©tamorphosĂ© mais pourquoi ? Certains pourraient croire qu' une mauvaise maintenance est Ă  l'origine d'une mĂ©tamorphose, mais en rĂ©alitĂ© diminuer le niveau d'eau et augmenter la tempĂ©rature de l eau ne fera que tuer votre animal. Une injection d'hormones peu le faire Ă©voluer en terrestre, mais fortement dĂ©conseillĂ©e, cette Ă©preuve est si Ă©puisante pour l'animal qu'il ne survit pas toujours, de plus son espĂ©rance de vie est diminuĂ©e Ă  5 ans. Aucune cause rĂ©ellement connue pour les mĂ©tamorphosĂ©s, cependant une piste gĂ©nĂ©tique est envisagĂ©e. Certains axos ont Ă©tĂ© mĂ©langĂ©s avec d autres cousins pour obtenir certaines couleurs, ces mĂ©langes favorisent donc la mĂ©tamorphose. Sachez que si un axo doit se mĂ©tamorphoser, rien ne l'en empĂȘchera. Cela se produit le plus souvent aux alentours de 17cm, en tout cas aprĂšs avoir atteint plus de 20 cm, il est peu courant qu'il se mĂ©tamorphose. DĂ©roulement d'une mĂ©tamorphose (Cet article est entiĂšrement basĂ© sur mon expĂ©rience personnelle de la mĂ©tamorphose de mon axo, il se peut donc que si vous ĂȘtes dans le cas d une mĂ©ta. vous n'ayez pas la mĂȘme expĂ©rience que moi. Certains axolotls se mĂ©tamorphosent plus ou moins vite que d'autres.) Premier jour J'ai dĂ©couvert mon axo qui avait son voile du dos fortement diminuĂ©. Dans le doute d'une maladie, je l'ai isolĂ© en bac de quarantaine afin de vĂ©rifier si il s'alimentait normalement et n'avait aucun autre symptĂŽme. Il refusait Ă©galement de s'alimenter depuis quelques jours. J'ai Ă©galement observer que ces yeux "ressortaient", en effet une paupiĂšre Ă©tait en train de se former pour la prĂ©paration Ă  une vie terrestre. Terrarium, oui mais lequel ? Vous pouvez opter pour une cuve, un aquarium ou un terrarium selon vos goĂ»ts et votre budget. Voyons un peu les avantages et inconvĂ©nients de chacun. TrĂšs utilisĂ© pour les amphibiens de toutes sortes, il convient parfaitement pour un axo mĂ©tamorphosĂ©. Il possĂšdera 5 faces fermĂ©es, et la face du devant ouverte avec une vitre qui s'ouvrira et servira de porte. Les amphibiens Ă©tant peureux de nature, il est prĂ©fĂ©rable qu'ils ne soient pas enfermer dans un terrarium entiĂšrement fait de vitre dite "ouverte", ils lui faut les faces fermĂ©e qu'il se sent en sĂ©curitĂ© sans voir tout se qui se passe dans la piĂšce. Le terrarium devra ĂȘtre Ă©tanche, car il faudra l'humidifier rĂ©guliĂšrement, et devra avoir une aĂ©ration pour Ă©viter les champignons. Avantages : vendu dans le commerce dĂ©jĂ  prĂ©parĂ© , vous n'aurez aucun " travaux" Ă  faire dessus pour l'adapter Ă  l'axo. I nconvĂ©nients : je n'en vois aucun pour ma part. Aquarium : Étant adaptĂ© Ă  la vie aquatique, il vous faudra le modifier pour une vie terrestre. Cependant si vous n'aviez qu'un axo et qu'il se mĂ©tamorphose, cela vous fera des Ă©conomies, vous aurez dĂ©jĂ  un endroit pour l'installer. DotĂ© d'un couvercle il sera idĂ©al car il arrive que les mĂ©tamorphosĂ©s s'Ă©vadent. Avantages : il est plus facile de trouver un aquarium bon marchĂ©, vous en possĂ©dez peut ĂȘtre dĂ©jĂ  un et ne devrez donc pas investir dans un autre terra. Ces vitres vont permettront d'observer votre animal de toutes parts et parfois lorsqu'il s'enterre. InconvĂ©nients : il ne dispose que de face en vitre et donc l'animal peut se sentir en danger, vous le verrez donc moins que si il Ă©tait dans un terrarium. La porte serait donc le couvercle, elle peut effrayer l'animal. Et vous devrez par le haut plutĂŽt que de face. Il faut une aĂ©ration, difficile d'en installer une avec un bac entiĂšrement fermĂ©. Cuve : Identique Ă  l'aquarium mais ne disposant pas de couvercle. Avantages : si vous vous sentez l'Ăąme d'un bricoleur, vous aimerez l'amĂ©nager. Elles sont souvent moins hautes que les aquariums, car la hauteur n'aura plus d'importance pour l'axo, il sera principalement fouisseur. InconvĂ©nients : il vous faudra fabriquer vous mĂȘme le couvercle avec des tasseau et un grillage ou moustiquaire. Pareil Ă  l'aquarium il ne dispose pas de face fermĂ©es, et sa porte sera en haut Ă©galement, tout ces Ă©lĂ©ments ont tendance Ă  stresser l'axo. Donc pour rĂ©sumĂ©, le terrarium Ă©tant la parfaite solution, l'aquarium Ă©tant l'idĂ©al et la cuve le plus contraignant mais pas mal non plus, faites votre choix. La taille du terrarium devra faire 80 cm de long et 35/40 cm de large. La hauteur importe peu, un minimum de 20 cm est recommandĂ©. AmĂ©nagements : Le substrat pour commencer, il faudra une hauteur d'au moins 10 cm de substrat car il aimera s'enterrer. Vous aurez le choix entre de l'humus de coco, de la tourbe, du terreau pour amphibien sans engrais et de la terre de votre jardin si elle ne contient aucun produits. On ajoutera par dessus de la mousse de forĂȘt, prĂ©alablement nettoyĂ©e et trempĂ©e durant 24h pour que les petit insectes qui pourraient ĂȘtre restĂ©s dedans n'y soient plus. Vous en trouverez de la sĂšche en animalerie, mais je recommande de la vraie bien fraĂźche et verte, ça fait plus naturel et joli. Ne prenez surtout pas de sphaigne, car il pourrait l'ingĂ©rer et faire une occlusion. Vous pouvez Ă©galement y mettre un tapis de feuilles de chĂȘne mortes, prĂ©alablement passĂ©e au micro-ondes afin de tuer les Ă©ventuelles bactĂ©ries. Le mĂ©ta Ă©tant devenu fouisseur, pensez Ă  lui amĂ©nager une grotte, une cachette, une Ă©corce de liĂšge, dans laquelle il pourra se cacher et creuser. Si vous souhaitez crĂ©er un environnement entiĂšrement naturel, vous pourrez ajoutez des plantes type fougĂšres (achetĂ©es en jardinerie, car celles de forĂȘts sont trop grandes et ne tiennent pas), et petites plantes qui vivent assez bien avec un fort taux d'humiditĂ©. Le plus important, un point d'eau. Il devra ĂȘtre assez grand pour que l'axo puisse s'y baigner entiĂšrement, mais pas trop profond, car il n'est plus aquatique et ne nage plus. Il vous faudra un pulvĂ©risateur pour plantes neuf, car chaque jour vous devrez brumiser le terra pour qu'il soit humide, mais pas dĂ©trempĂ©. LumiĂšres et tempĂ©rature LumiĂšre Un Ă©clairage n'est pas nĂ©cessaire dans l'absolu, mais il est prĂ©fĂ©rable d'en mettre un. Une lampe led conviendra parfaitement, afin de crĂ©er un cycle jour/nuit pour l'animal. Comme Ă  l'etat aquatique, il apprĂ©ciera moins la lumiĂšre, n'en prenez donc pas une qui Ă©clairera trop fort, ni de couleurs flashy. Blanc ou jaune sera parfait. Essayez d'Ă©clairer aux mĂȘme heures de soleil que chez vous. En moyenne 11h par jour au printemps, 12h en Ă©tĂ©, 9h en automne et 8h en hiver semble un bon compromis. TempĂ©rature et hibernation Il restera toujours dans des tempĂ©ratures peu Ă©levĂ©es, pas plus de 25°C. Comme pour beaucoup d'amphibiens et de reptiles, il faudra prĂ©voir une pĂ©riode d'hibernation de deux mois, et faire descendre la tempĂ©rature Ă  5°C. Vous pourrez prĂ©parer un bac d'hibernation plus petit avec 10 cm de substrat, feuilles et cachettes et descendre cette boite Ă  la cave par exemple. Il s'enterrera et ne s'alimentera pas. L'hibernation permettra Ă  votre animal de vivre plus longtemps. L'hibernation sera aussi nĂ©cessaire pour la reproduction de votre animal, bien que fortement dĂ©conseillĂ©e. Il faudra arrĂȘter de nourrir l'animal quelques jours avant de le faire hiberner, pour que son systĂšme digestif soit vide. Alimentation Sa nouvelle alimentation sera uniquement composĂ©e d'insectes. Il vous faudra donc faire l'Ă©levage de certains d'entre eux, et les nourrir dans les 48h avant de les donner Ă  l'axo, sinon ils n'auront aucune valeur nutritive. Vous pourrez Ă©galement lĂącher des vers de terre dans votre terra, votre axo s'en nourrira de temps Ă  autre. Des cloportes seront aussi les bienvenus, ils se nourriront de dĂ©tritus dans votre terra, ce qui vous permettra de changer moins souvent votre substrat. Il vous faudra aussi choisir comment nourrir votre animal, soit lĂącher les insectes vivants dans le terra, ce qui poussera votre animal Ă  garder son instinct sauvage et donc vous n'aurez pas de "liens/contacts" avec lui, il sera donc moins visible, ou le nourrir Ă  la pince, ce qui lui permettra de ne plus avoir peur de vous, de le voir sortir pour venir manger, d'ĂȘtre sur qu'il se nourrisse bien. Liste des insectes Ă  donner Grillons, blattes et criquets (retirer les pattes de ceux ci pour Ă©viter des blessures), seront sa principale consommation. Vers de farine, vers morio, teigne de ruche, une fois par mois, car trĂšs riches elle seront utilisĂ©es en friandises. Vous pouvez essayer aussi le cƓur de bƓuf une fois par mois. À Ă©viter !! Les insectes de type punaises, gendarmes. Il est important de varier un maximum leur alimentation. Mais mĂȘme avec cette variĂ©tĂ©, il vous faudra saupoudrer sa nourriture une fois par semaine de calcium, que vous trouverez facilement en animalerie ou chez un vĂ©tĂ©rinaire nac. La frĂ©quence de nourrissage sera d'environ 3-4 fois par semaine. Mode de vie L'espĂ©rance de vie de votre animal est trĂšs nettement diminuĂ©e, passant de 15 ans (en moyenne) Ă  l Ă©tat aquatique, Ă  seulement 5 ans Ă  l'etat terrestre. Votre animal sera trĂšs peu actif et visible en journĂ©e, il sera la plupart du temps enfoui. Ne vous amusez pas Ă  le chercher cela ne ferait que renforcer sa crainte vis Ă  vis de vous et augmentera son stress. Il se peut qu'il ne soit plus visible pendant une semaine ou deux car enterrer. Si vous pouvez habituer votre animal Ă  ĂȘtre. Nourri Ă  la pince, une fois cette habitude prise, tapoter un peu votre pince contre le terra comme ça il associera le bruit de la pince au nourrissage et au fur et Ă  mesure qu'il saura enregistrer cela, il viendra de lui mĂȘme Ă  la porte chercher son repas. Comme tout amphibien il a une peau fragile, et trĂšs sensible aux bactĂ©ries, c'est pourquoi il ne faut pas que vous manipuliez votre animal. Reproduction Un axo mĂ©tamorphosĂ© peut se reproduire, il est fortement dĂ©conseillĂ© de les faire reproduire car leur descendants auront de trĂšs grandes chances de se mĂ©tamorphoser eux aussi. Cependant si vous souhaitez le faire il vous faudra obligatoirement les faire hiberner, comme beaucoup d'amphibiens, c'est d'hibernation qui provoque la reproduction par aprĂšs si votre mĂ©ta. est une femelle, elle ne risque pas de faire une rĂ©tention d'Ɠufs, cependant si vous ne souhaitez pas prendre ce risque, ne la faites pas hiberner. Je conclurai donc cet article avec quelques photos de mon petit Optimus (qui n'est plus de ce monde aujourd'hui). Article et photos d'Alecsandra.

  • SyndrĂŽme "Red Legs" | axolotls-cie

    Red legs. Pathologie pouvant toucher les amphibiens et urodĂšles "RED LEGS" OU LE SYNDROME DE LA PATTE ROUGE CAUSES Le syndrome de la "patte rouge" est une infection rĂ©pandue chez les amphibiens ( anoures et urodĂšles). Cette pathologie se reconnaĂźt Ă  la rougeur des pattes et/ou de l'abdomen de l' amphibien et est gĂ©nĂ©ralement due Ă  la bactĂ©rie : Aeromonas hydrophila, un pathogĂšne bactĂ©rien opportuniste. Mais d'autres bactĂ©ries ont Ă©tĂ© identifiĂ© pouvant causer cette pathologie : notamment Pseudomonas , Proteus , Citrobacter , Salmonella et Escherichia coli . Il a Ă©galement Ă©tĂ© suggĂ©rĂ© que des organismes ressemblant Ă  Chlamydia et mĂȘme certains virus pourraient provoquer la maladie de la jambe rouge. Les amphibiens sous-alimentĂ©s rĂ©cemment acquis qui sont maintenus dans une eau de mauvaise qualitĂ© ou en surpeuplement, sont particuliĂšrement susceptibles de contracter le syndrome de «jambe rouge», une nourriture avariĂ©e, une exposition Ă  des toxines telles que des pesticides sont Ă©galement des facteurs de cette maladie. Plusieurs animaux sont gĂ©nĂ©ralement affectĂ©s s'ils sont hĂ©bergĂ©s dans la mĂȘme zone. SYMPTÔMES La rougeur des jambes et de l'abdomen de l'amphibien est causĂ©e par la dilatation (ou l'Ă©tirement) des capillaires situĂ©es sous sa peau. L'amphibien peut mĂȘme commencer Ă  saigner des muscles, de la langue ou de la «troisiĂšme paupiĂšre», (un repli cutanĂ© protecteur sous les yeux de l'amphibien). Les autres symptĂŽmes pouvant ĂȘtre observĂ©s incluent: AnĂ©mie LĂ©thargie Perte de poids extrĂȘme Plaies ouvertes sur la peau, le nez et les orteils qui ne guĂ©rissent pas Ascite (accumulation de liquide dans la cavitĂ© abdominale ) DIAGNOSTIC Votre vĂ©tĂ©rinaire recherchera des signes d'infection gĂ©nĂ©ralisĂ©e, pouvant inclure une inflammation ou des cellules mortes localisĂ©es dans le foie, la rate et d'autres organes abdominaux. Des analyses de sang ou de fluides corporels visant Ă  dĂ©tecter la prĂ©sence de l'organisme causant l'infection sont Ă©galement effectuĂ©es. Les autres axolotls risquant d'ĂȘtre atteints il est bon qu'ils reçoivent des antibiotiques en prĂ©vention. MĂȘme avec un traitement, de nombreux animaux atteints mourront de cette maladie. Son Ă©volution peut ĂȘtre si rapide qu’au moment oĂč l’animal prĂ©sente des signes de maladie, des lĂ©sions irrĂ©versibles considĂ©rables sont survenues aux organes internes.

  • Axolotl | Axolotl Domestique | France | Axolotls et Cie

    Axolotls et Cie est un site web dédié principalement à l'axolotl, cet étrange animal aquatique... mais également à d'autres cousins amphibiens. Vous découvrirez sa maintenance complÚte et détaillée ainsi que de belles photos. Les mises à jour sont hebdomadaires avec l'aide de vétérinaires. Fabriquer un décor en béton Photos et tutoriel de Harold Brasier, merci pour ce partage ! Matériel : 1-cutter 2-tuyau pvc (mais finalement possible de faire des trou sans eux) 3- un support en bois ( le mieux en CP filmé pour éviter de le recouvrir de mortier) 4- trois bombes de mousse expansive (deux auraient suffit pour ce type de décor) 5- 15kg mortier hydrofuge ( plusieurs couche) 6- résine epoxy 123 spécial aquarium

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