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- Axolotl | Axolotl Domestique | France | Axolotls et Cie
Axolotls et Cie est un site web dédié principalement à l'axolotl, cet étrange animal aquatique... mais également à d'autres cousins amphibiens. Vous découvrirez sa maintenance complète et détaillée ainsi que de belles photos. Les mises à jour sont hebdomadaires avec l'aide de vétérinaires. Axolotls et Cie est un site web dédié principalement à l'axolotl, mais également à d'autres cousins amphibiens, certains articles concernent aussi les autres aquatiques vous le découvrirez, même si le thème principal du site reste l'axolotl. Vous pourrez découvrir sa maintenance complète et détaillée ainsi que de belles photos. Les mises à jour sont hebdomadaires avec l'aide de vétérinaires, et les retours d’expériences de membres en France et à l'étranger ; certains pays ayant plus de recul que nous. En vous souhaitant une belle découverte, soyez les bienvenus ! Venez échanger avec les membres du forum. Axolotls et Cie Derniers ajouts sur votre forum ! Laurie Gabillard -3 j Axolotl malade qui perd ses pattes de devant J'aime Réactions 0 7 commentaires 7 Vues crissou.oliviero -5 j Dons Axolotls leucistiques, gold, sauvages J'aime Réactions 0 2 commentaires 2 Vues Aya 22 mars Recherche axolotl J'aime Réactions 0 5 commentaires 5 Vues Nathalie C Nathalie C Nathalie C
- Mycoses | France | Axolotls et Cie
L'axolotls comme ses congénères aquatiques attrape des maladies, infections ou peut etre blessé, le soigner oui, mais comment? MYCOSES & FLAVOBACTERIUM MYCOSES : CHAMPIGNONS Symptômes : Un fin duvet blanc se développe sur la partie de l'organisme touchée. La mycose présente très nettement un aspect cotonneux. Si ce sont les branchies (très fragiles), celles-ci régresseront, et l'animal, ayant du mal à respirer, se tiendra en permanence en haut de l'aquarium. Cela peut-être suite à une plaie. Une eau trop chaude favorise également les mycoses (on considère qu’au-dessus de 22°C les risques augmentent).Des restes de nourriture qui ont moisi (d’où l’importance de veiller à nettoyer les vestiges de leurs repas passé 24h). Effet secondaire suite à un traitement qui aura réduit l’immunité de l’axolotl. Ou enfin une eau trop acide (Gh bas) ou trop dure (GH trop haut), dans ce cas procéder à un réajustement de ces paramètres : voir article . Beaucoup de mycoses disparaissent d’elles-mêmes : on laisse l’axolotl tranquille lumières éteintes dans son aquarium et on observe 12 h après et 24h après. Si la mycose n’a pas disparu 24 à 48h après un traitement s’impose. Traitement : Préparez un bac infirmerie dans lequel vous aurez préalablement dissout le sel non iodé sel de Guérande gris car il ne contient aucun ajout d'iode, ou le sel régénérant de lave vaisselle type Apta, Calgonit (cf section Pharmacie et nécessaire à acheter pour les détails) , pour ce faire préparez-vous une boite à l’avance avec du sel pilé, ce qui permettra à celui-ci de se dissoudre plus facilement. Une fois cela fait pour pourrez plonger votre petit malade dans ce bac. Sinon vous avez Temerol (1,75 ml/5 litres d'eau, pendant trois jours en changeant chaque jour le mélange) et esha 2000 en animalerie. Autant préférer la première méthode mais si l’atteinte est très importante et que le sel ne soigne pas passer au Témérol ou à l'Esha qui donne de bons résultats (une réserve sur le Témérol à utiliser avec parcimonie en raison de ses nombreux additifs, le Ketoderm a été également préconisé par le vétérinaire de Montpellier plutôt que du Témérol , il reste collé à la mycose et ne se dissout pas dans l'eau permettant un soin tout en douceur et très efficace. DOSAGES : Traitement intensif : Jamais plus de 20 minutes dans un bain salé, ou 30 mn en deux fois matin et soir (préconisé par un vétérinaire spécialisé, car ensuite cela endommage la peau et les branchies, mais demander sur le groupe ou site section santé avec photo à l'appui afin de mesurer la gravité de la mycose ! Légère mycose : 1 cuillère à café pour 1 litre d’eau pendant 20 minutes puis on le remet dans un autre bac infirmerie jusqu’au lendemain, à répéter durant les 3 jours de traitement. Si la mycose persiste ou bien qu’elle était très étendue ou sévère ; un traitement choc donc avec une dose de sel doublée : 2 cuillères à café de sel pour 1 litre d’eau. 15 minutes pas plus. Dernière possibilité trois cuillères à café de sel pour 1 litre d’eau et 10 minutes uniquement ! On peut poursuivre ce traitement pendant trois jours si cela s’avère nécessaire. Mais jamais plus sur ce dosage très important! Un bain de sel n'est pas anodin pour l'axolotl, il peut si donné en excès lui causer plus de tort que de bien ! Un traitement permanent implique un dosage plus faible 1 cuillère à café pour 10 litres d’eau. Plutôt dans le cas d’un voile bactériologique infectieux (avec taches jaunes).Important : on ne réutilise jamais la solution salée on la jette après chaque traitement (et l'on prend bien soir de laver soigneusement le bac hôpital car les bactéries s'y déposent) Et ce traitement ne peut durer plus de 6 jours. Un mycose se soigne également très bien avec du Ketoderm (disponible en pharmacie), il s'agit d'une pommade qui présente l'avantage d'être imperméable. (Conseillé par un vétérinaire spécialisé sur Montpellier). Produit voogle de easylife après confirmation auprès de easylife que cela est bien naturel comme le filter médium, et adapté aux axolotls je confirme que ce produit est top pour traiter la mycose (Altaria) Les mycoses des yeux Il s'agit plus précisément d'un voile opaque sur l’œil, cette mycose étant d'origine bactérienne l'on préconise un traitement avec le Temerol ou l'Esha 2000 sur 3 jours, ou 6 jours. Flavobactérium Columnare Mycose fulgurante dûe à une bactérie L'on observe une mycose qui peut débuter dans les branchies mais très vite se retrouver sur et dans la bouche, sur la queue, cette mycose est différente de la classique mycose que l 'on rencontre souvent avec nos loulous. Elle est très épaisse et d'une avancée ultra rapide puis peut prendre tout le palais et la bouche. Certains axolotls qui ne réagissent pas au traitement classique tel le Temerol ou le bain de sel dans ce cas le vétérinaire à préconisé : 3 cuillère à café dans un litre d'eau pendant 30 mn (oui vous avez bien lu) le premier jour puis 2 cuillères à café pendant 20 mn le second jour et enfin 3 cuillères à café pour 1 litre d'eau pour une durée de 10 minutes, le troisième jour. Surtout il ne faut pas commettre l'erreur de prendre une banale mycose pour cette infection, je répète que la mycose est 10 fois plus épaisse et progresse dans la journée, l'animal ne se nourrit plus également. Si vous n'avez pas de vivant dans votre aquarium vous ne pouvez être concerné. Cette bactérie du nom de Flavobacterium* Columnare, se trouve présente dans des guppys (probablement d'autres poissons mais le cas observé et étudié par les vétérinaires concerne le guppy. Celui-ci peut être porteur sain ou non. Si l'axolotl le gobe il sera infecté mais également en mangeant ou aspirant au sol du sable qui aura été infecté par les déjections des guppys. Traitement Marbosyl (antibiotique à large spectre souvent préparé par le vétérinaire lui-même, très volatile ne se conserve pas) ou Amoxiciline, le premier étant plus adéquate mais si votre vétérinaire n'en a pas il pourra vous diriger vers le second. Voici les dosages : avec seringue à insuline par exemple, une unité (1ml par axolotls par poids de 50 grammes pendant 8 à 10 jours dans la nourriture ou bien dans la bouche. *La maladie de Columnaris est principalement un épithélium infectieux qui provoque des lésions nécrotiques des branchies et de la peau. Les infections peuvent devenir systémiques. Les maladies sont rarement spontanées, mais influencées par plusieurs éléments comme la température de l'eau et d'autres facteurs tels qu'un faible niveau d'oxygène dissous, un niveau élevé d'ammoniaque et de charge organique (NO2). La bactérie peut également être transportée par certains poissons comme le guppy entre autres, et moules d'eau douce. Certains seront porteurs mais ne déclencheront pas la maladie et d'autres en mourront. L'axolotl peut donc l'attraper même si les poissons cohabitant avec lui semblent en excellente santé.
- Abces-axolotls | France | Axolotls et Cie
L'axolotls comme ses congénères aquatiques attrape des maladies, infections ou peut etre blessé, le soigner oui, mais comment? ABCÈS Share Les abcès ont souvent pour cause initiale une micro blessure qui s'est ensuite infectée, formant une poche enflée. L'axolotl n'aura plus faim, tout simplement car la plaie sera douloureuse, gênant l'absorption de tout aliment. Bien souvent il se situe sur la tête de l'axolotl (blessure dans la bouche fréquente pouvant avoir pour cause l'ingestion comme des crevettes, ou un caillou, etc.). Un abcès "mûrit" puis à terme "éclate". Il est conseillé d'isoler votre loulou en bac hôpital avant et le laisser en bain de bleu de méthylène (ou Esha 2000) pour désinfecter la plaie après éclatement de cet abcès. Vous pouvez également le faire percer par un vétérinaire, mais surtout ne vous improvisez pas dans ce rôle !!! Le processus peut durer un mois, entre l'apparition de l'abcès et son éclatement. Si cela a eu lieu à la maison surveiller qu' 'il n'y ait pas surinfection car des antibiotiques seraient nécessaires. L'axolotl retrouvera son appétit une fois que la blessure ne le gênera plus. Vérifiez la cause possible de cette blessure afin que "l'incident ne se reproduise plus (décorations, alimentation..). L'axolotl avant son abcès. Un abcès apparaît sur la tête de l'axo. Il ne s'alimente plus car géné par la douleur de l'inflammation. J + 4 L'abcès commence à diminuer et être moins inflammé. Merci à Léa Gauville pour les photos de son loulou. CLINIQUE VETERINAIRE ALLIANCE A BORDEAUX La Clinique vétérinaire Alliance soigne également les axolotls ! Youpi ! Cette clinique se situe à Bordeaux : 8, boulevard Godard - 33000 Bordeaux Tél : 05 56 39 15 48 http://www.veterinaire-alliance.fr/ "Lucky, cet axolotl femelle nous a été présentée car elle ne mangeait plus depuis deux semaines. L’examen clinique a révélé la présence de masses buccales. La ponction et l’analyse cytologique a révélé que ces masses étaient des abcès. Lucky a été mise sous antibiotiques. Les poissons et les amphibiens peuvent être soignés comme les chiens et les chats ! Nous souhaitons une bonne convalescence à Lucky !" Cet axolotl est celui d'Anne Sophie Ciliberto qui a gentiment accepté comme la clinique vétérinaire de partager ces informations avec vous, non pas pour faire de l'auto médication mais pour guider votre vétérinaire si celui-ci n'est pas spécialisé et qu’éventuellement il puisse contacter la Clinique Alliance de Bordeaux, mais aussi pour que vous sachiez que ce cas de figure peut arriver à l'un de vos axolotls. Le vétérinaire lui a fait une injection d'anti inflammatoires. Son traitement s'étale sur 2 semaines. Elle doit donc rester isolée. Le traitement est à administrer soit dans l'eau soit directement dans sa bouche. Journal of the American Veterinary Medical Association - JAVMA detooSrnsp7fhh483eim0é1l5i4v9 f1r19mc3clr4 · Le neuroblastome olfactif doit être pris en compte dans le diagnostic différentiel des axolotls avec des masses palatales intraorales. Ce rapport décrit la première application de la radiothérapie pour le traitement d'un neuroblastome olfactif dans un axolotl. L'axolotl est mort 3,5 mois après la fin de la radiothérapie; l'évaluation post mortem n'a montré aucun signe de néoplasie. https://jav.ma/3oImDv1 Flo, The Exotic Vet - Dr Modesto detooSrnsp7fhh483eim0é1l5i4v9 f1r19mc4clr4 · Comment commencer la semaine d’une meilleure manière!! Mon dernier article vient de paraître dans le prestigieux Journal of the American Veterinary Medical Association - JAVMA !! Voilà de quoi enrichir un peu la littérature sur cette espèce pour qui peu de données sont encore publiées! Merci à Clinique vétérinaire Oncovet et plus particulièrement à mon co-auteur le Dr Jérôme Benoit pour son aide précieuse et la réalisation des radiothérapies (souvenir de visite au Centre le matin très tôt!!). Petit à petit, les NAC ont aussi le droit à une médecine oncologique de qualité!...et nous travaillons pour améliorer leur soins et avoir plus de données sur le sujet chaque jour!
- Axolotls et cie, poubellarium
Comprendre l'utilité et le rôle d'un poubellarium. Il peut étre source de nombreuses vies. Accueil Axolotls et Cie L'axolotl Santé Boutique axolotls Forum Maintenance Plantes, algues Tutoriels, cadeaux, galerie Anoures & Urodèles Plus... Le poubellarium Share Le poubellarium est une poubelle extérieure préparée un peu en amont de l'été afin d'y mettre les poissons. Ni filtré, ni chauffé, il permet à vos poissons de retrouver un semi-état sauvage et vous évite la corvée d’entretien de l’aquarium pendant plusieurs semaines. Toutes les infos pour créer son poubellarium dans cette astuce ! À noter : l’utilisation du poubellarium est surtout prévue pour les poissons tropicaux. Fonctionnement du poubellarium Pour un poubellarium efficace : Il faut avoir un gros volume d'eau : au moins 100 litres, au mieux 200 litres. Pas besoin d’installer de filtre. Pour être sûr que l'eau est régulée a minima, attendez la formation d'algues et de lentilles d'eau avant d'introduire vos poissons. Ceux-ci vont ingérer une part des nitrates. Placez votre poubellarium de façon à ce qu'il reçoive le soleil de l'est et du sud. Bon à savoir : préférez un contenant plus large que profond et évitez la piscine gonflable qui, bien que pratique et pas chère, risque de crever. Ensuite, tout est une question de timing : Vous devez préparer le poubellarium 1,5 mois au moins avant l'introduction des poissons : ainsi, les bactéries et algues nécessaires auront le temps de se développer. Vous pouvez ensuite installer votre poubellarium dès début juin et jusqu'à fin août. À noter : conservez d'une année sur l'autre le bac avec l'eau. Ainsi, la nourriture vivante sera encore plus foisonnante : même si les larves meurent l'hiver, elles se régénèrent au printemps grâce aux œufs. Avantages d'un poubellarium : des vacances pour vous et vos poissons Le poubellarium a beaucoup d'avantages, pour vous comme pour vos poissons. Pour vous, cette option est : économique : à part l'achat du contenant, vous économisez pendant 1 à 2 mois sur toutes les dépenses habituelles liées à votre aquarium ; en ce qui concerne le chauffage par exemple : la poubelle chauffe en journée et refroidit la nuit, donc pas besoin de vous en préoccuper ; autonome : plus besoin de vous occuper de l’entretien de l’aquarium ; ni du repas de vos poissons : ils se nourriront de vers de vase, de larves de moustiques, de daphnies et d'algues. Pour vos poissons, les avantages du poubellarium sont les suivants : leurs couleurs seront plus vives après ce semi retour à l'état sauvage ; vos poissons eux-mêmes sont plus vifs ; la reproduction est ainsi favorisée sans que vous ayez à vous en occuper. À noter : si vous avez des alevins à la fin des vacances, vous ne pourrez les introduire dans votre aquarium que très délicatement, car ils sont très sensibles aux changements de température. Quels poissons peut-on mettre dans un poubellarium ? Si le poubellarium est une solution simple pour faire prendre des vacances à vos poissons, tous ne peuvent pas en profiter. En effet, ce sont principalement les poissons exotiques qui peuvent tolérer cette acclimatation. Concrètement, vous pouvez y introduire : Tous les vivipares : guppy, platy ou molly Les cichlidés des grands lacs africains Les pelvicahromis pulcher (Pelmato) Les tanichtys albonubes (vairon de Chine ou néon des pauvres) ; des barbus, des combattants, les rasboras, etc. En revanche, évitez : les scalaires, les poissons-couteaux ; les nez rouges, les poissons pingouins ; les Hypostomus plecostomus, les nannostomus, etc. Et la liste est encore longue des deux côtés : renseignez-vous en animalerie pour savoir si vos poissons peuvent séjourner en poubellarium. Bon à savoir : des températures trop fraîches seront fatales à vos poissons : ne les sortez pas avant que la température soit stable (autour de 20-22 °C).
- Axolotls et cie, Réaliser un meuble pour votre aquarium
Comment fabriquer pas à pas un meuble solide pour un grand aquarium. Fabrication de meubles solides Share Nos axolotls aiment avoir de l'espace, qui dit espace dit grands aquariums, et trouver des meubles solides est parfois compliqué ou onéreux. Voici deux tutoriels pour vous fabriquer rapidement un meuble sûr, pouvant supporter le poids d un gros aquarium : parpaings environ 7€ les 6, le tapis de sol a Dec*thl*n entre 15 et 20€ tout dépend de l'épaisseur souhaitée, le plan de travail 15€ Cast*r*ma, Bric* De**t, Ler*y Me**in 1er prix. 6/8€ € de parpaings 5 € de plan de travail de 183/186 cm 5 € de tapis de sol Total 36 € : L'on peut peindre les parpaings ou les "bomber" ou bien fabriquer un coffrage a l'aide de lames de parquet par exemple. Illustrations partagées par Marc Brasier : Meuble réalisé avec palettes Meuble réalisé avec parpaings "J'ai utilisé des parpaings classiquesn des planches de coffrage, des charnières pour les portes et des roulements à boules pour ouvrir les portes sans frotter je préfère ce genre de parpaing car plus facile àmettre en place et surtout plus stable. Le poids est mieux reparti, pour les dimensions je ne voulais pas un support trop haut j'ai donc essayé sur place ^^ 3 de haut suffisent je suis a 70cm du sol le tout soutient parfaitement mon aquarium de 300L." Illustrations partagées par Yann Drift :
- Axolotls et cie, création d'un bassin
Ca y est! c'est décidé, vous souhaitez créer votre bassin, mare chez vous ! Voici pas à pas différentes méthodes. CRÉER UNE MARE NATURELLE DANS SON JARDIN Remplacer quelques mètres carrés de gazon aseptisé par un petit univers aquatique animé par le vol des libellules, les ébats des grenouilles et la palette multicolore des iris, voilà le défi original que vous lance “Jeunes &Nature”. A l’heure où les routes, les zonings industriels et les vastes espaces cultivés dénaturent la valeur de nos paysages et remplacent les milieux naturels, lacréation d’oasis naturelles dans son jardin constitue une action efficace de protection de la nature, un outil didactique passionnant pour les enfants de tous âges ainsi qu’un atout esthétique inégalable qui ne manquera pas d’agré-menter le jardin. Creusons des mares ! Ce petit article vous fournira un maximum de conseils utiles pour créer dans votre jardin une mare naturelle. Lisez-le attentivement et n’hésitez pas à nous contacter pour obtenir des renseignements complémentaires. UN ESPACE RÉSERVÉ À LA NATURE Une mare est une petite étendue d’eau dormante atteignant au plus 1,5 mètre de profondeur. Qui dit mare NATURELLE signifie que l’intervention sur la vie du milieu aquatique sera limitée au strict minimum, ceci afin de permettre aux espèces sauvages de s’y développer librement. En préférant à l’introduction d’espèces exotiques la recolonisation naturelle par des plantes et des animaux de nos régions, on atteindra rapidement un équilibre écologique garant du bon état sanitaire et du bon fonctionnement du milieu aquatique. Le respect de quelques principes élémentaires permettra l’installation spontanée de toute une foule d’organismes appartenant aux différents échelons de la chaîne alimentaire (herbivores, prédateurs et décomposeurs), organismes qui se chargeront eux-mêmes de l’entretien de la mare ! L’action “mares naturelles” de Jeunes & Nature prône donc bien autre chose que la construction en plein air d’un aquarium géant à poissons rouges agrémenté par des jeux de lumière sophistiqués, autre chose aussi que la mise en place d’un bassin bétonné destiné à accueillir nymphéas, carpes japonaises et autres avatars du génie génétique. Tout simplement, donnons l’occasion à la nature de sortir de ses réserves et de s’exprimer librement dans notre univers quotidien : ménageons lui un petit espace dans notre jardin. AVANT DE COMMENCER Tout projet de création de mare devra être mûrement réfléchi. Avant de se mettre au travail, il importe de se poser les questions suivantes : Est-ce que je dispose de l’emplacement idéal pour créer une mare? Pour installer une mare naturelle, il faudra disposer d’une surface d’au moins 2 ou 3 mètres carrés bénéficiant de bonnes conditions d’ensoleillement. Suis-je prêt à consentir un investissement humain et financier ? La création d’une mare, même de petite dimension, représente en soi une petite entreprise. Le creusement va demander de déplacer des volumes de terre parfois importants et, dans la majorité des cas, l’installation d’un système d’imperméabilisation du terrain se révélera nécessaire. Suis-je prêt à aménager les alentours du site ? Idéalement, les alentours immédiats de la mare devront être quelque peu aménagés afin de constituer un périmètre de protection autour de celle-ci et de garantir la qualité du milieu aquatique. La terre issue du creusement permettra de créer des abords vallonnés, offrant des abris à la faune qui choisira d’élire domicile dans la mare (tritons, grenouilles diverses, etc). De jeunes enfants viendront-ils jouer aux abords de la mare ? Pour les enfants en bas âge, la présence d’une mare dans le jardin va constituer invariablement un attrait certain ainsi qu’un risque de noyade à ne pas négliger. Il appartient à chacun d’évaluer l’importance de ce risque et d’installer, le cas échéant, un grillage de protection autour de la zone humide. Des hérons peuvent également venir dans cette mare, si le bassin est facile d 'accès ils viendront se régaler de vos carpes et autres poissons (j'en ai hélas fait l 'experience) grillager? oui mais le rendu est peu ésthétique. Tendre des fils de pêches en travers, se croisant semble un bon compromis. Sinon des leurres se vendent, afin de dissuader les hérons. CONCEVOIR SA MARE Ça y est ! Vous voilà prêts à vous lancer dans la grande aventure de la mare naturelle. En fonction du terrain dont vous disposez, différents types de mares pourront être installés : le terrain est relativement marécageux (sol argileux imperméable) et est alimenté par une nappe phréatique affleurante ou proche de la surface du sol (située à moins d’un mètre de profondeur en été). Dans ce cas particulier, qui n’est certainement pas le plus fréquent, il vous sera possible de réaliser à peu de frais une mare alimentée directement par la nappe aquifère. Sa réalisation consiste simplement à creuser une dépression dans le sol argileux et ne demande pas l’installation de système d’imperméabilisation. Il s’agit donc d’un concept assez intéressant car la mare ainsi créée revêt un aspect tout à fait naturel; sa colonisation végétale se fait spontanément et très rapidement par les plantes des alentours. Elle pourra néanmoins présenter un risque d’assèchement estival important. Comme c’est le plus souvent le cas dans nos jardins, le terrain est sec et dépourvu de nappe affleurante. En plus du travail de creusement, il sera ici obligatoire d’imperméabiliser le fond et les parois latérales de la dépression. L’essentiel de ce document est consacré à la réalisation de ce type de mares. Lors de la réalisation de la mare, une série de questions vont se poser. Nous allons tenter d’y répondre dans l’ordre suivant : où vais-je placer la mare ? quelles dimensions et quelles formes choisir ? comment réaliser pratiquement la mare (creusement, imperméabilisation) ? comment aménager les abords de la mare ? comment favoriser la colonisation végétale et animale ? comment entretenir la mare ? CHOIX DE L’EMPLACEMENT La mare doit être implantée dans un endroit dégagé et ensoleillé (si possible, elle sera exposée au sud et dégagée à l’est et à l’ouest) : lumière et chaleur sont indispensables au bon développement de la végétation aquatique et à l’équilibre biologique de la mare. La mare sera creusée à l’écart des arbres dans la mesure où l’accumulation de feuilles mortes et surtout d’aiguilles de résineux provoque une acidification, l’apparition d’une coloration brunâtre et un envasement excessif de l’eau (phénomène d’eutrophisation). On retiendra cependant qu’il est toujours possible de disposer un filet au-dessus de l’eau pour recueillir les feuilles mortes en automne. De plus, le développement racinaire des arbres ne facilitera en rien les travaux de terrassement et pourrait, plus tard, trouer ou dégrader le système d’imperméabilisation. D’autres facteurs peuvent encore déterminer le choix de l’emplacement de la future mare : on peut par exemple profiter d’une dépression existante ou d’une zone marécageuse. On évitera de placer la mare sur une pente trop importante ou dans une zone où elle pourrait être sujette à des éboulements. Par contre, elle s’insérera très bien à proximité d’un pierrier ou d’une rocaille. Dans la mesure du possible, on évitera de la placer au milieu de la pelouse et on la creusera plutôt en périphérie du jardin, non loin d’une zone plus “sauvage” (par exemple à proximité d’une haie ou d’une zone non tondue qui constituera un refuge idéal pour la faune). Pour délimiter précisément l’emplacement de la mare, il faudra encore avoir à l’esprit le fait que les bords extérieurs de celle-ci devront tous être de niveau, faute de quoi l’eau s’en échappera comme d’une assiette à soupe trop penchée ! En conséquence, la pente générale du terrain devra être aussi faible que possible. S’il existe une légère dénivellation, on alignera le périmètre extérieur de la mare sur le point le plus bas. La cavité sera toujours creusée dans la terre ferme. Il serait en effet illusoire de vouloir construire un remblai de terre latéral pour retenir la bâche : celui-ci s’affaisserait rapidement sous le poids important de l’eau au moment où l’on remplira la mare. LA TAILLE, LA PROFONDEUR ET LE PROFIL DE LA MARE Avant tout, il importe de savoir que la SURFACE disponible pour creuser une mare constitue rarement un facteur limitant : avec 2 ou 3 mètres carrés, il est déjà possible de créer un petit milieu aquatique harmonieux susceptible d’attirer toute une foule de batraciens et d’insectes. Evidemment, plus la taille deviendra importante, plus la valeur biologique du site s’accroîtra par le biais de la diversification de la végétation et des micro-habitats. Pour donner un ordre de grandeur, sachez que la surface habituelle d’une mare de jardin varie entre 3 et 25 mètres carrés pour les plus petites et atteint une centaine de mètres carrés pour les plus grandes. A chacun d’évaluer la taille de la mare en fonction de ses possibilités (coût financier, espace disponible, ...). La PROFONDEUR et la PENTE sont deux facteurs particulièrement importants qui conditionneront avant tout la qualité de la mare, son intérêt écologique et son intégration dans le jardin. Il faut savoir que les différentes espèces de plantes aquatiques ont chacune leurs préférences quant à la profondeur de l’eau. Ainsi, le botaniste distinguera : Les plantes des berges et des rives marécageuses (myosotis, menthes, lysimaques, populage, laîches ...), les plantes semi-aquatiques, enracinées dans la vase, qui s’avancent au plus jusqu’à 50 cm de profondeur (roseaux, massettes, sagittaire, iris, plantain d’eau ...), les plantes flottantes dont les feuilles et les fleurs émergent à la surface de l’eau (nénuphars, lentilles d’eau, potamots ...), Les plantes submergées , dites oxygénantes (callitriches, myriophylles, élodées...). Afin de permettre le développement de ces différentes ceintures de végétation, il importe de créer des rives en pente douce. Ceci permet en outre d’éviter les éboulements de terre et de réduire, lors des fortes gelées, la pression de la glace sur les parois de la mare; ces rives offrent aussi une voie de sortie commode aux animaux tombés accidentellement dans la mare. Des zones plus profondes allant jusqu’à 80 cm, voire 120 cm de profondeur, sont également importantes dans la mesure où elles permettent de conserver des zones d’eau libre dépourvues de végétation aquatique. Qui plus est, les zones profondes constituent un abri pour les animaux de la mare en cas de forte gelée hivernale. Pratiquement, on tâchera de creuser des rives en pente douce convergeant vers une zone plus profonde. C’est la rive nord de la mare (= rive exposée au sud) qui est la mieux exposée au rayonnement solaire et qui est donc la plus propice au développement de la végétation. Si la surface de la mare est relativement faible, on veillera à aménager cette rive en pente douce ou en escaliers, alors que la rive opposée pourra être plus abrupte pour atteindre une profondeur voisine de 80 cm. Les plantes de la mare - Catégories écologiques. Plantes des berges et des rives marécageuses : Jonc épars, Reine-des-Prés, Populage des marais, Lysimaque vulgaire. Plantes semi-aquatiques : Sagittaire, Iris jaune, Massette. Plantes flottantes : Lentille d’eau, Nénuphar blanc. Plantes submergées : Myriophylle. Choix du profil de la mare. Quant à la FORME de la mare, elle sera variée, avec des CONTOURS COURBES et asymétriques, mais pas trop compliquée (difficultés de réalisation). En effet, il faut savoir que plus la forme est compliquée, plus on aura de “chutes” dans le matériau d’imperméabilisation (découpes et morceaux de bâche inexploités). RÉALISATION PRATIQUE Le système d’imperméabilisation Nous arrivons ici à l’étape la plus cruciale, à savoir la réalisation de la cuvette imperméable. Pour ce faire, il faudra creuser une dépression, ajuster son profil et placer un revêtement permettant d’imperméabiliser le fond et les parois de la mare. Nous nous intéresserons ici aux mares dont l’étanchéité est assurée par une bâche en matière plastique. D’autres systèmes existent mais ne seront pas détaillés ici. Citons simplement le revêtement par une couche d’argile (lourde à manipuler et étanchéité non assurée) et les mares dont les parois et le fond sont réalisés à l’aide de matériaux rigides - bétons et polyesters - dont la pose est très délicate et le coût assez prohibitif. Si faible profondeur sur toute la surface de la mare. Risque important d’assèchement estival et d’envahissement par la végétation. Profondeur élevée sur toute la surface de la mare. Développement de la végétation aquatique des berges et des zones peu profondes rendu impossible. Un compromis entre les deux situations précédentes permet de concilier les avantages des deux types de mares. C’est la BÂCHE en PVC qui constitue de toute évidence le meilleur rapport qualité/prix. Faisant de 0,5 à 2 mm d’épaisseur, de couleur noire ou verte, ce matériau souple présente une étanchéité parfaite. On évitera cependant de marcher avec des chaussures sur la bâche. Sa durée de vie est généralement garantie par le fabricant pour une période supérieure à 10 ans. Son prix oscille autour de 5 euros du mètre carré. Ce type de bâche se trouve facilement dans la plupart des grandes surfaces ainsi que dans les commerces spécialisés (pépiniéristes). Le principe de la conception des mares imperméabilisées par une bâche de ce type est relativement simple. Après avoir creusé une dépression dans le sol, on disposera successivement sur les parois de celle-ci : une couche de 5 cm de sable (couche de revêtement facultative pour lessols meubles, mais indispensable pour les sols caillouteux), la bâche en plastique, une fine couche de terre qui constituera le “substrat” de la mare et dans laquelle la végétation va pouvoir s’enraciner. Attention, quand on procèdera au calcul des dimensions de la mare, on n’oubliera pas de rajouter une dizaine de centimètres supplémentaires pour tenir compte de l’épaisseur cumulée de ces différentes couches. Matériel nécessaire - outils de terrassement : bêches, pelles, pioches, etc., - niveau de maçon, - brouette (permettant de transporter la terre), - bâche imperméable en PVC ou en caoutchouc butylé, - sable et argile (éventuellement). On pourra calculer les dimensions de la bâche à acheter en effectuant le calcul suivant : Longueur = longueur maximale de la mare + 2 fois profondeur maximale Largeur = largeur maximale de la mare + 2 fois profondeur maximale REALISATION DE LA MARE ET INSTALLATION : Réalisation Le périmètre extérieur de la mare est délimité précisément avec une corde, des piquets ... Les travaux de terrassement sont effectués avec des outils appropriés. Le profil des rives et des parois est réalisé suivant les plans prédéfinis (utiliser un niveau), en tenant compte des 10 cm supplémentaires liés à l’épaisseur des différentes couches. En creusant, on prendra garde de ne pas rencontrer et endommager un câble ou une canalisation qui pourrait traverser le jardin ! Après avoir enlevé tous les éléments saillants (cailloux, racines ...) qui pourraient trouer la bâche, on tasse et on lisse toute la surface de la dépression. Dans le cas des sols caillouteux, le fond et les parois sont garnis, dans la mesure du possible, d’une couche de sable de 5 centimètres d’épaisseur. On dispose la bâche sur les parois de la cavité en épousant la forme de celle-ci. Les plis saillants seront éliminés en repliant les pans de bâche les uns en dessous des autres. Si ce travail demande de marcher sur la bâche, il sera réalisé à pieds nus pour limiter les risques de perforation du matériau plastique. ATTENTION : la bâche ne doit être fixée qu’après le remplissage d’eau. De cette manière, elle épousera parfaitement la forme de la cavité, ce qui évitera tensions et déchirures. Idéalement, il faut remplir une première fois la mare d’eau puis la vidanger. Cette opération permet de nettoyer le matériau plastique d’éventuelles substances chimiques qui la recouvrent. On peut aussi profiter de cette opération pour corriger la forme de la dépression, rehausser certaines rives, etc. La mare peut enfin être remplie d’eau. On préférera l’eau de pluie à l’eau du robinet dans la mesure où cette dernière est trop riche en éléments minéraux (chlore, nitrates, carbonates ...). Une eau trop riche peut en effet provoquer divers déséquilibres biologiques, comme un envahissement rapide de l’eau par les algues vertes, le recouvrement de la végétation aquatique par une pellicule blanchâtre de calcaire, etc. Dans nos régions, selon la saison, l’eau de pluie aura rempli la mare dans un délai compris entre quelques semaines et quelques mois. Si on veut accélérer le processus, on pourra utiliser éventuellement de l’eau de puits ou de citerne (en se méfiant toutefois des eaux qui ont ruisselé sur des tôles métalliques ou qui ont croupi trop longtemps dans une citerne). Il faut alors recouper les bords de la bâche plastique, en laissant une marge supplémentaire de 40 cm tout autour de la pièce d’eau et arrimer solidement celle-ci sur les côtés. Différentes possibilités existent à ce niveau : elles sont détaillées dans la partie traitant de l’aménagement des abords de la mare. Dans le fond de la mare, on peut disperser une fine couche de terre - au maximum de 5 cm d’épaisseur afin de constituer un premier substrat pour la végétation. La terre en question ne devra pas être trop riche en matière organique (éviter d’utiliser du terreau ou de la terre de compost). On peut, par exemple, travailler avec un mélange 50/50 de sable et d’argile. Attention de ne pas mettre trop de substrat : une fois la végétation aquatique installée, l’épaisseur de vase ne fera que croître avec le temps, ce qui entraîne un comblement progressif de la mare. Les plantes seront disposées en fonction de leurs préférences écologiques (profondeur d’eau !). Elles peuvent être plantées directement dans le substrat ou en pot. Cette dernière possibilité est préférable pour les plantes pourvues d’un puissant système racinaire qui risquerait de trouer la bâche et pour les végétaux dont on désire pouvoir contrôler facilement le développement. AMÉNAGEMENT DES ABORDS DE LA MARE Arrimage de la bâche Il est important que la bâche - et notamment les bords - ne soient pas exposés aux rayons du soleil car, après quelques années, le matériau plastique (PVC) se durcit et fend sous l’influence des U.V. La meilleure façon de dissimuler la bâche et d’intégrer rapidement la mare dans le jardin consiste à cacher les bords de celle-ci sous le gazon. Pour ce faire, il suffit d’inciser la terre horizontalement à la base du système racinaire de la pelouse, sur la longueur d’un fer de bêche et sur tout le pourtour de la cavité, avant de glisser le bord de la bâche dans la fente ainsi pratiquée. Si la rive est réalisée en pente douce juste avant de rejoindre le gazon, il est possible de créer une zone marécageuse qui fera la transition entre la pelouse et la pièce d’eau. Les berges pourront ensuite être aménagées et éventuellement consolidées avec des pierres plates. Aménagement des berges Le volume de terre extrait hors du trou peut être relativement important. Si on désire ne pas avoir à modifier exagérément l’aspect du jardin, la terre sera éliminée. Mais on peut très bien s’en servir pour la répandre sur un des côtés de la mare - au nord si possible - de manière à créer une rive plus haute qui prolongera la zone marécageuse, bénéficiera d’un bon ensoleillement et protègera la mare contre les intempéries. Des plantes pionnières s’y installeront spontanément et on pourra éventuellement y planter quelques buissons bas (pas trop : attention aux chutes de feuilles dans la mare). La rive opposée (rive sud), généralement plus abrupte, pourra être étudiée de manière à aménager un accès facile à la pièce d’eau et à renforcer la berge. On peut ainsi poser le long de celle-ci une poutrelle en bois, quelques pierres plates, etc. PEUPLEMENT VÉGÉTAL DE LA MARE Qu’il s’agisse de plantes ou d’animaux, IL EST EXCLU D’INTRODUIRE DANS UNE MARE NATURELLE DES ESPÈCES EXOTIQUES , non adaptées à nos conditions climatiques. Tout d’abord, leurs chances d’installation sont relativement réduites et, même si elles y parviennent, cellles-ci risquent de se répandre dans la nature, d’entrer en compétition avec les espèces de nos régions et de perturber le fonctionnement de nos écosystèmes. Nous rappelons une fois encore que le peuplement de la mare par des espèces de chez nous constitue la meilleure garantie de son bon équilibre biologique. La colonisation spontanée par la végétation aquatique d’une mare créée artificiellement est possible si on utilise comme substrat de la vase provenant d’une autre pièce d’eau et s’il se trouve d’autres zones humides dans l’environnement immédiat de la mare. Mais cette recolonisation sera souvent très lente. C’est pourquoi on conseillera de planter et de semer soi-même des plantes indigènes appartenant aux différentes catégories écologiques (plantes des rives marécageuses, semi-aquatiques, flottantes et submergées. Pour autant que les rives aient été aménagées en pente douce, il sera possible d’introduire dans la mare au moins 1 à 2 espèces de chacune des catégories. Ces plantes garantiront l’aspect esthétique de la mare et permettront l’oxygénation de l’eau, condition indispensable au développement de la vie animale. Insistons particulièrement sur l’importance des plantes submergées qui assurent à l’eau l’essentiel de son apport en oxygène. L’approvisionnement idéal en plantes aquatiques consiste à aller chercher graines, plants et boutures chez d’autres adeptes de la mare naturelle. On pourra également se procurer des plants chez des pépiniéristes spécialisés, tout en veillant à n’acheter que des plantes de nos régions. En procédant ainsi, on n’appauvrira pas nos zones humides sauvages qui hébergent assez bien d’epèces en voie de raréfaction, dont certaines sont d’ailleurs protégées par la loi (c’est le cas de nos deux espèces de nénuphars). Rappelons également que la loi interdit tout prélèvement de plantes, quelles qu’elles soient, dans une réserve naturelle. On n’introduira pas les plantes aquatiques en trop grand nombre dans la mare car la pluaprt se propagent et s’étendent très rapidement. Les plantes des berges et des rives marécageuses seront semées ou repiquées de la fin de l’automne au début du printemps alors que les autres plantes aquatiques seront transplantées plus tard, du mois d’avril au mois de juillet, à partir de plants ou de boutures. On veillera à bien respecter les exigences spécifiques des différentes espèces quant à la profondeur de l’eau, l’ensoleillement, etc. Ces exigences ainsi que le mode de transplantation (graine, plante entière, bouture, division de souche, rhizome (= grosse tige souterraine) ) Si on n’a disposé que très peu de substrat sur la bâche, on veillera à ce que les racines des plantes soient entourées d’une motte de terre avant de les placer dans la mare. Il faudra encore lester les racines de certaines plantes flottantes - avec une pierre - pour assurer l’ancrage de celles-ci dans le fond de la mare. Plantes submergées Cornifle Elodée Myriophylle Ceratophyllum demersum Elodea canadensis Myriophyllum spicatum Plantes flottantes Lentille d‘eau Lemna minor Couvrante Plant Plantes semiaquatiques Iris jaune Massette Plantain d’eau Potamot nageant Roseau commun Rubanier rameux Iris pseudacorus Typha angustifolia Alisma plantago-aquatica Potamogeton natans Phragmites australis Sparganium erectum Rhizome Rhizome Plant Plant Bouture tige Plant Plantes des berges et des rives marécageuses Angélique Epilobe hérissée Eupatoire chanvrine Glycérie aquatique Jonc épars Laîche des marais Lysimaque vulgaire Menthe aquatique Myosotis des marais Populage Reine-des-prés Salicaire commune Scrophulaire allée Valériane rampante Angelica sylvestris Epilobium hirsutum Eupatorium cannabinum Glyceria maxima Juncus effusus Carex acutiformis Lysimachia vulgaris Mentha aquatica Myosotis scorpioides Caltha palustris Filipendula ulmaria Lythrum salicaria Scrophularia umbrosa La sagittaire, les nénuphars jaunes et blancs indigènes sont partiellement protégés par la loi du 12 juillet 1973 sur la conservation de la nature : ils ne peuvent être prélevés qu’en petite quantité, mais ne peuvent être commercialisés. Le callitriche des marais est strictement protégé par la loi sur la conservation de la nature du 12 juillet 1973 et tout prélèvement en nature est donc interdit, sauf dérogation, uniquement pour certains motifs d’intérêt général. COLONISATION ANIMALE DE LA MARE La mare sera très vite peuplée par un nombre impressionnant d’organismes unicellulaires (protozoaires) et de petits invertébrés microscopiques qui vont réguler l’équilibre écologique de celle-ci et amorcer la chaîne alimentaire. La plupart du temps, ces organismes seront apportés sans le vouloir avec la végétation; on pourra même accélérer le processus en “inséminant” la mare avec quelques seaux de vase provenant d’une zone humide des environs. Après ces représentants de la micro-faune, beaucoup d’autres animaux coloniseront spontanément la mare et transformeront la pièce d’eau en un milieu grouillant de vie. Parmi ceux-ci, les plus nombreux seront sans doute les insectes : une fois installés aux abords de la mare, certains y séjourneront le restant de leur vie (dytiques, punaises aquatiques ...) alors que d’autres ne s’y rassembleront que pour pondre leurs oeufs (libellules, phryganes, moustiques...). De nombreuses espèces d’insectes passent ainsi par un stade larvaire adapté à la vie aquatique avant de se disséminer vers de nouvelles zones humides, une fois devenus adultes. On voit donc que, contrairement à la végétation, la colonisation animale de la mare s’établit d’elle-même assez rapidement. Dans la mesure où toute introduction animale risque de perturber fortement l’équilibre biologique du milieu et d’entraîner un bouleversement profond de la vie de la mare, il y a lieu de ne pas y introduire d’animaux. En particulier, on veillera à ne pas introduire de poissons dans les mares de petites dimensions (surface inférieure à 25 m²). En fait, ces derniers risquent fort de concurrencer les autres espèces animales car ils consomment énormément d’oxygène; qui plus est, ce sont des prédateurs hors pair capables en peu de temps d’anéantir les populations d’insectes de la mare (libellules notamment) et de bouleverser complètement la chaîne alimentaire ! Pire encore, certaines espèces ont la fâcheuse habitude de remuer la vase, ce qui rend l’eau trouble et, dès lors, empêche la lumière de pénétrer dans l’eau et perturbe le développement de la vie animale et végétale (dépérissement des plantes, appauvrissement en oxygène, etc.). Si votre jardin est situé dans un environnement qui leur est favorable, les batraciens (grenouilles, crapauds et tritons) viendront d’eux-mêmes coloniser votre mare. Ceci est généralement les cas s’il existe d’autres zones humides dans les environs, c’est-à-dire dans un rayon de 1 ou 2 kilomètres. Dans le cas contraire, la tentation sera forte de réintroduire soi-même têtards, grenouilles et tritons. Ces animaux ont des exigences écologiques très pointues (besoin d’une aire de chasse et de sites d’hibernation autour de la mare) et, si celles-ci ne sont pas remplies, ils seront très vite condamnés à mourir dans un coin de votre jardin ! Signalons enfin que tous les batraciens, leurs larves (têtards) et leurs oeufs sont protégés par la loi sur la conservation de la nature et qu’il est dès lors interdit de les prélever et de les transporter. La seule exception que l’on pourrait faire à la règle de “non-introduction d’espèces animales” concerne les escargots d’eau (planorbes et limnées). Comme leur faible pouvoir de dispersion les empêche de coloniser des milieux nouvellement créés et comme ils jouent un rôle capital dans la décomposition de la matière organique, il peut être intéressant de prélever quelques exemplaires dans la nature (étang ou marécage) et de les introduire dans la mare. A propos de l’équilibre de la mare naturelle ... Tous les organismes vivants d’une mare naturelle sont soumis à la même loi : manger ou être mangé. Il en résulte la constitution d’une chaîne alimentaire fort complexe reliant les végétaux aux prédateurs, en passant par les herbivores, sans oublier les décomposeurs qui transforment les organismes morts en substances nutritives assimilables par les plantes. Prenons un exemple en nous référant à l’illustration de la page suivante : en présence de lumière, de gaz carbonique et de sels minéraux dissous dans l’eau, les plantes aquatiques telles que le Ceratophylle croissent et se multiplient. Les têtards du crapaud commun, herbivores dans les premières semaines de leur vie, grignotent ces plantes aquatiques. Mais la larve de libellule guette; redoutable prédatrice, elle consommera quantité de têtards pour se développer. Cette larve se métamorphosera après quelques années en libellule adulte. Celle-ci se fera attraper par une rousserole qui peut, elle-même, se faire manger par un superprédateur terrestre. A sa mort, son cadavre sera éliminé par les décomposeurs. Il s’agit de bactéries qui transforment les restes d’êtres vivants en eau, gaz carbonique et sels minéraux, c’est-à-dire les trois composés indispensables à la croissance des végétaux. La boucle est bouclée ... et le cycle peut recommencer indéfiniment. Dans la mare naturelle, ces cycles fonctionnent bien et un équilibre entre les organismes en décomposition et les décomposeurs s’établit de lui-même après quelque temps. Cependant, toutes interventions extérieures telles que l’introduction de poissons et de plantes non indigènes, l’installation d’une pompe à air, ... risque de déséquilibrer l’écosystème ou d’engendrer des perturbations. Or, ces déséquilibres se traduisent souvent par diverses nuisances : pullulation d’algues, invasion de moustiques, mauvaises odeurs, ... Pour peu qu’on la laisse évoluer naturellement et que l’on ne soit pas trop interventionniste, une mare naturelle s’équilibre d’elle-même et n’est source d’aucune nuisance. ENTRETIEN DE LA MARE A vous de jouer ! Quels sont les animaux et les plantes de la mare ? Les travaux d’entretien d’une mare naturelle ne sont normalement pas très importants. Il convient cependant de respecter certains principes de base pour maintenir la mare en bonne santé. Tout d’abord, il faudra veiller à limiter la quantité de végétaux qui se décomposent dans la mare, en particulier les apports de feuilles mortes. On veillera aussi à NE PAS TONDRE LE GAZON TROP FRÉQUEMMENT à proximité de la mare dans la mesure où l’accumulation d’herbes coupées dans l’eau exerce une action néfaste sur la vie de la mare. Idéalement, on pourra même conserver une bande de quelques mètres de large tout autour de la pièce où l’herbe sera fauchée 1 à 2 fois par an. De cette manière, on ménagera une zone-refuge pour les insectes et les batraciens qui, à certaines saisons, s’éloignent quelque peu du milieu aquatique. Ensuite, on veillera à ce que la mare ne s’assèche pas de manière trop prononcée en été. En effet, si la bâche est exposée trop fortement aux rayons du soleil, elle risque d’en souffrir et même de se fissurer ! On pourra donc compenser les pertes trop importantes dues à l’évaporation par un apport progressif d’eau de ville ou de citerne (dont la température doit être proche de celle de l’eau de la mare). Enfin, il faut savoir que, dès sa création, LE MILIEU AQUATIQUE N’AURA CESSE D’ÉVOLUER ET DE SE TRANSFORMER. La colonisation animale et végétale aidant, la mare sera très vite peuplée par une foule d’organismes. Au fil du temps, l’envahissement par les plantes aquatiques risque de devenir très important, surtout pour les mares de petites dimensions. Il conviendra de limiter le développement de cette végétation si on ne veut pas assister à un comblement progressif du plan d’eau (phénomène naturel d’eutrophisation). Pour pouvoir détecter d’éventuels problèmes (voir tableau 3), il importe donc de suivre régulièrement l’évolution de la mare. A ce propos, sachez qu’une mare en bonne santé se caractérise par un développement équilibré de sa faune ainsi que par le caractère LIMPIDE ET TRANSLUCIDE de son eau. Dans les premiers mois qui suivent sa création, toute mare créée artificiellement est sujette à un risque de déséquilibre. Ce dernier peut se marquer par un développement important de plantes flottantes et immergées (algues, lentilles d’eau, etc.), souvent provoqué par une trop grande richesse de l’eau en éléments nutritifs. Avant de s’alarmer inutilement, il faudra avant tout être patient : la mare devrait normalement trouver elle-même son équilibre avec le développement de la faune et des autres plantes aquatiques. Après deux ou trois ans, la végétation aquatique aura souvent tendance à envahir progressivement toute la mare. Il importera alors de conserver des zones d’eau libre pour permettre un ensoleillement suffisant de la mare. C’est pourquoi, chaque automne, il faudra éliminer une partie des plantes immergées et des plantes flottantes, de même qu’on pourra procéder au fauchage des plantes et des berges (+ exportation du produit de la fauche). On pourra profiter de l’occasion pour fournir les plantes aquatiques en surnombre à des personnes qui viennent de creuser une mare. Mais attention ! Quand on enlève la végétation, il convient de prendre certaines précautions pour ne pas massacrer inutilement les animaux qui se réfugient préférentiellement dans les plantes aquatiques. Avant d’éliminer les végétaux, on les secouera avec énergie au-dessus de la mare, puis on les laissera reposer quelques jours à proximité immédiate des berges ou sur un filet placé quelques centimètres au-dessus du niveau de l’eau. De cette manière, les animaux pourront s’enfuir et regagner par eux-mêmes leur habitat aquatique. Mieux encore, pour laisser des zones refuges à la vie aquatique, on ne nettoiera pas le même jour l’entièreté de la surface de la mare. Après quelques années d’installation, il se peut que le processus d’eutrophisation se marque davantage, ce qui se traduit par un envahissement végétal, un trouble de l’eau et un envasement de plus en plus prononcés. A la limite, on peut même assister à la mort biologique de la mare, provoquée par un appauvrissement de l’eau en oxygène. Pour contrecarrer ce processus, il faudra limiter de manière drastique le développement de la végétation flottante - qui limite l’ensoleillement - et éliminer une partie de la vase qui tend à s’accumuler dans le fond de la mare. Enfin, si le processus d’eutrophisation est vraiment trop avancé, on pourra vidanger la mare, la laisser quelques jours en assec, ôter le plus possible de vase, tout en prenant garde de ne pas trouer la bâche, et enfin remettre la mare sous eau. Mais attention, la mise en assec ne devra être pratiquée que de manière exceptionnelle dans la mesure où elle perturbe fortement la vie du milieu aquatique et demande après coup la mise en place d’un nouvel équilibre biologique ! Problèmes que peut rencontrer une mare nouvellement installée Pullulation de bactéries, - eau laiteuse - trop de matières organiques (plantes, cadavres d’animaux, ...) - manque d’oxygène suite à une catastrophe écologique - enlever la vase - remplir avec de l’eau fraîche - attendre l’action des plantes oxygénantes - Lentilles d’eau pellicule verte uniforme à la surface de l’eau (eau trop riche en éléments nutritifs) - enlever régulièrement les lentilles avec une épuisette ou un tamis - attendre que les réserves alimentaires baissent Invasion de moustiques - jeune mare : pas encore de prédateurs des larves de moustiques - eau riche en substances nutritives attendre que l’équilibre s’installe Pullulation d’algues, épais entrelacs de“fils” d’algues autour des autres plantes aquatiques - eau trop riche en éléments nutritifs - fond de la mare riche en humus - eau très exposée au soleil - enlever les débris accumulés au fond - enlever les masses d’algues filamenteuses - favoriser un couvert végétal naturel de la mare avec des plantes aquatiques flottantes qui limiteront l’ensoleillement BON A SAVOIR Achat de bâches et matériaux divers. Aujourd’hui, se procurer une bâche ne pose plus aucun problème. La plupart des grandes surfaces (bricolage) et autres établissements de jardinage en fournissent. Toutefois, la concurrence est rude. Matériel de base (plastique, PVC, caoutchouc butylé ...), épaisseur de la bâche, largeur des bandes, texture, nombre d’années de garanties, sont autant de paramètres à prendre en considération car ils font varier les prix du simple au triple ! Plantes aquatiques La meilleure solution est de se procurer des boutures auprès d’autres amateurs de mares. Vous pouvez également trouver quelques magasins en linge vendant des plantes à prix très correct.
- Axolotls et cie, La morphologie en détail de l'axolotl
Trois magnifiques branchies ornent de chaque côté la tête de notre axolotl et le rendent si reconnaissable avec sa belle couronne. Découvrezpus en détail sa morphologie externe et interne. MORPHOLOGIE Share Battersya Trapedwen Nathalie C Battersya Trapedwen Les yeux sont tout petits et ne sont pas recouverts de paupières. Ils sont cependant recouverts d'une petite membrane. Il existe plusieurs couleurs selon la génétique de l'animal. Trois magnifiques branchies ornent de chaque côté la tête de notre axolotl et le rendent si reconnaissable. Elles sont assez fragiles et parfois susceptibles être mycosées. Elles lui servent à respirer et peuvent parfois être sans couleur ou très très colorées au contraire, cela tient au fait que lorsque l'axo est excité, énervé ou en chasse le sang afflue dans celles-ci.La bouche de l'axolotl peut s'agrandir de façon surprenante, si vous le surprenez à bailler vous comprendrez. Sa bouche. Elle est munie de minuscules dents pour retenir les proies que le loulou a ingurgité par aspiration, mais la peau humaine ne les sent même pas. De toutes petites narines sont visibles au dessus de la bouche. Et l'axolotl sait les utiliser sont odorat est remarquable. (Peut-être pour pallier sa légère myopie). Nathalie C Passons à présent à la silhouette de notre axolotl : Quatre pattes munies de quatre doigts à l'avant et cinq à l'arrière avec des exceptions qui confirment la règle. Elles agrippent et font avancer notre petit dragon mais sans substrat se fatiguent vite et des petits muscles peuvent être froissés car elles ne sont pas faites pour porter le loulou. La largeur du ventre doit être égale à celle de la tête, vu de dessus. La femelle a un ventre bien plus arrondi que le mâle. Un voile dorsal transparent traverse le corps de l'axolotl jusqu'au bout de sa queue. N'ayant pas d'écailles, la peau fine de nos petits loups est très fragile, un copain qui croque par inadvertance, un décor coupant ou tout simplement des produits peuvent très vite abîmer sa peau et causer parfois même de graves dommages ! Taille de l'Axolotl fréquence du nourrissage 1 à 5cm 3 à 4 fois par jour 5 à 10cm 1 à 2 fois par jour 10 à 12cm 5 à 7 fois par semaine 12 à 15cm 3 à 4 fois par semaine 15 à 20cm 2 à 3 fois par semaine Plus de 20cm 1 à 2 fois par semaine Les mauvais paramètres d'une eau peuvent par exemple veiner sa peau indiquant un souci. Leur queue est leur gouvernail, ce qui leur donne d ailleurs une détente incroyable. Le cloaque, protubérance situé entre les pattes arrières et la base de la queue sert à expulser les excréments et à la reproduction. Il est plus allongé et boursouflé chez le mâle, alors qu'on le trouve plus pointu, arrondi ou simplement plat chez la femelle mâture. L' axolotl se régénère, certes mais pas à l'infini et pas toujours de façon harmonieuse... A droite voici Pep's, sa patte abîmée n'est pas entièrement tombée, et une repousse a eu lieu. Le loulou a donc désormais deux pattes ! Voldemort et sa 2ème patte, une repousse un peu anarchique Pourquoi la métamorphose n’a pas lieu chez l’axolotl ? ( Rappel : chez les plupart des amphibiens, la métamorphose est le moment où l’individu passe du stade aquatique (tétard ou larve) au stade terrestre. Cette transformation a lieu sous l’influence de la glande thyroide présente chez tous les vertébrés. Cette glande thyroide va produire une sécrétion qui va transformer le tétard (ou la larve chez les salamandres) en un individu qui a la même morphologie qu’un adulte. L’animal qui était aquatique pourra quitter l’eau pour aller sur la terre .) Il est important de savoir que cette métamorphose n’a pas du tout lieu chez l’axolotl dans la nature. La glande thyroide de l’axolotl est atrophiée et ne fournit pas assez de thyroxine (secrétion hormonale de la thyroide) pour pouvoir transformer l’axolotl en individu terrestre. C’est donc l’environnement de l’axolotl qui a des répercussions sur son mode de vie… Le lac Xochimilco est en fait un lac sur un plateau, le paysage autour est désertique : il n’y a aucun arbres, buissons, coins humides, où des salamandres de forme terrestre pourraient survivre. L’axolotl reste donc sous forme larvaire et peut se reproduire. Ca serait au cours de l’évolution que la glande thyroide de ne s’est pas développée chez cette espèce et que l’axolotl a acquis au fil du temps cette particularité d’être néoténique. Alexander von Humboldt (1769-1859), le naturaliste allemand a étudié l'ambystoma Mexicanum voici ses dessins. Vous trouverez ci-dessous ses documents initiaux et en blanc travaillés pour une meilleure clareté. Cloaque
- Axolotls et cie, aménager son aquarium
Pour vous donner des idées afin d'aménager au mieux votre aquarium, voici les photos des aquariums de membres. Originalité, esthétisme sont au rdv ! Haut de page aqua des membres aqua des membres AQUARIUMS DES MEMBRES Sabrina Grenier Fabien Genty Célia Drouin Gwenaelle Hernandez Melvin Dfe Barbara Gloaguen Jenn Martel Sɑmɑnthɑ Cirot Maguy Sargentini Frederic Lignier Alexia Rousseau
- Axolotls et cie,planorbes, physes, anisius, patelles, limnées
Bien différencier les escargots aquatiques est indipensable. il y a les planorbes, physes, anisius, patelles, limnées. Haut de page ampullaire ampullaire LES ESCARGOTS Share Les escargots sont des indicateurs de la qualités de l'eau, si on observe une remontée rapide des Planorbes et Melanoides tuberculata, c'est qu'il y a certainement une pollution de l'eau ou un brusque changement du pH, une chute de la dureté. Anisus Vortex Excellent combattant contre les algues, ne s'attaque jamais aux plantes en bonne santé et mangent les feuilles mortes et les poissons morts. Possède une coquille en spirale très plate. Anisus vortex est très petit et de couleur brun foncé atteignant 1 cm maximum. Les limnées sont des escargots d’eau douce, mesurant jusqu'à 2 cm adultes donc attention avec les axolotls allez à la pêche et bien entendu rincez bien tout ce que vous incorporez dans votre aquarium (plantes, cailloux, etc.). Comme les escargots terrestres, elles respirent grâce à des poumons et doivent régulièrement remonter à la surface pour respirer. Elles mangent principalement les algues microscopiques et bactéries qui prolifèrent sur les plantes aquatiques et les parois. Elle consomme également les algues ou les biofilms qui se forment en surface des eaux eutrophes stagnantes. Elle consomme des déchets organiques Les limnées se nourrissent surtout de végétaux. Elles broutent les plantes aquatiques grâce à une « langue » râpeuse, mais en aquarium il y a généralement d'autres sources de nourriture. Ces animaux sont hermaphrodites, c’est-à-dire qu’ils sont à la fois mâles et femelles. La Planorbe assure l'entretien des plantes en éliminant les parties nécrosées des végétaux. Elle ne fera jamais de trous dans une plante saine. Un développement important de la population indique un excès de nourriture. La Planorbe possède un poumon, elle doit donc remonter à la surface régulièrement pour respirer. Les planorbes sont des escargots d'eau douce fréquents dans les aquariums; ils parviennent souvent par l'intermédiaire de plantes aquatiques et sont donc importés dans l'aquarium à l'insu de l'aquariophile. Ces escargots ne présentent pas de danger pour la population piscicole, toutefois, si la ration alimentaire distribuée aux poissons est importante, les planorbes vont connaître une prolifération excessive, elles sont alors le signe et un bioindicateur d'une pollution dans l'aquarium. Le régime alimentaire de ces animaux est principalement assuré par les algues, ils consomment des algues vertes, des diatomées, mais aussi d'autres micro-organismes. Ils sont qualifiés de détritivores. Beaucoup les considèrent comme un fléau, un cauchemar pour les aquariophiles: LES PHYSES (beaucoup plus petits que les limnées) Il y a beaucoup d'aquariophiles qui ont fait le choix de les mettre dans leurs bacs, on les trouve dans presque tous les aquariums d'eau douce, la plupart du temps ils ont été introduit en achetant une plante en animalerie . Il est intéressant de les observer, ces escargots ont des poumons et ont ainsi besoin d'aller à la surface de l'eau pour respirer . Ils pondent régulièrement des petits paquets d’œufs transparents sur les vitres, plantes ,decorations d'aquarium, ils sont très prolifiques. Selon la température les juvéniles éclosent aux bout de deux a trois semaines. Ils ne présentent aucun danger pour les habitants de nos aquariums, même les plus petits, ils sont un bon baromètre de l'équilibre de notre aquarium : en trop grand nombre ils indiquent un excès de nourriture, en haut de l'aquarium, sur la ligne d'eau ils indiquent une hausse des nitrites. (Article de Jérôme Muller) Les Ferrissia (nom commun, patelle d'eau douce) arrivent avec les plantes. Ils sont discrets de part leur petite taille et ne présentent aucune nuisance dans nos bacs, ils ressemblent aux Chapeaux chinois des bords de mer mais en beaucoup plus petits. La coquille est blanche presque translucide et légèrement conique. Le corps est plutôt dans les tons de gris. Bien qu'appartenant à la famille des pulmonés, la respiration est essentiellement cutanée. Ils n'ont donc pas nécessairement besoin de remonter à la surface pour respirer. Indicateur de l'absence de prédation. Présence peu fréquente, souvent dans les bacs jeunes. Compte tenu de la faible taille de cette espèce, malgré le broutage des vitres ou des feuilles de plantes, utilité nulle. Pas de nuisance en aquarium. Disons que ces animaux font partie de la microfaune qui suscite peu d'interêt en général dans nos bacs d'eau douce.
- Axolotls et cie, Couleurs et tarifs des axolotls
Tout d'abord l'on considère qu'un individu ne devrait être vendu qu'à partir de ses10 cm, avant les risques de mortalité sont encore importants couleurs COULEURS & PRIX Diaporama en bas de page Pour les couleurs voir aussi article "Génétique" Selon les couleurs, la taille de l'axolotl et son âge différents tarifs sont possibles dans les cessions entre particuliers, voici un bref résumé, bien entendu chacun est libre de s'y référer ou non. Tout d'abord l'on considère qu'un individu ne devrait être vendu qu'à partir de ses 10 cm, avant les risques de mortalité sont encore importants et l'étape alimentation doit inclure un axolotl mangeant des vers de vase et pellets ou uniquement des pellets, (pour une plus grande facilité de nourrissage et donc réussite pour l'acquéreur). Axolotl albinos (robe blanche, yeux rouges, englobe bien entendu le gold), axolotl leucistique (robe blanche et yeux noirs), axolotl sauvage (cercle doré dans l'œil et robe tacheté, les couleurs peuvent varier) : 1€ le cm soit un axolotl de 10 cm sera vendu au prix de 10 €. Pourquoi? Car ces couleurs sont les plus répandues Axolotl mélanique (robe noire, grise, blanche mais œil noir et plein sans cercle doré ou rougeoyant) : 2 € du cm soit 20 € pour un individu de 10 cm. Axolotl copper (tacheté de marron, beige, avec absence de pigments noirs) 2,50€ le cm ce qui nous donne 25€ pour un individu de 10 cm. Axolotl mélanique cooper (robe marron de claire à foncée, légèrement tachetée ou non) et axolotl axanthique, 2,5 à 3 € du cm soit 25 à 30 € pour un individu de 10 cm. S'il s'agit d'adoption dans l'urgence ne soyez pas trop "gourmands" remettez votre axolotl à petit prix ou même donnez le, c'est la moindre des choses pour que ce petit loulou trouve rapidement un foyer accueillant, et surtout renseignez vous bien sur son futur habitat et les connaissances de l'acquéreur. Au cas échéant, expliquez lui la maintenance complète et détaillée, l'axolotl vivant de très nombreuses années soyez responsable ! Pour l'acquéreur : un axolotl maigre, ou avec de vilaines branchies rabougries ou atrophiées est un signe qui doit vous alerter ! Regardez également ses orteils une fonte de ceux-ci tout comme du voile dorsale indique une potentielle infection. Observez toujours une période de quarantaine qui vous laissera le temps de bien observer la peau de votre loulou et son aspect. Et enfin vérifiez ses selles afin d’être assuré qu'il n'y ait pas présence de parasites. Voici à présent les couleurs de nos loulous lorsqu'ils sont tout petits, puis plus grands ceci afin que vous appreniez à les reconnaître : Yeux selon les couleurs d'axololts Axolotls de couleur sauvage Axolotls de couleur leucistique juvénile leucistique NC axolotl juvenile leucistique Juvénile leucistique NC axolotl juvenile leucistique leucistique axolotl leucistique leucistique axolotl leucistique silver-eyes axolotls leucistiques aux yeux argentés leucistique blue gills les branchies sont sombres chez ce leucistique ce sont des blue gills 87123995_1531474483685220_83961407026222 axolotl leucistique leucistique axolotl leucistique leucistique axolotl leucistique Axolotls de couleur mélanique axolotl arlequin axolotl arlequin axolotl arlequin axolotl arlequin axolotl arlequin axolotl arlequin axolotl arlequin axolotl arlequin axolotl arlequin axolotl arlequin axolotl arlequin axolotl arlequin juveniles arlequin juveniles arlequin juveniles arlequin juveniles arlequin arlequin axolotl arlequin melanque gris Shin'Ichi melanique gris mélanique blanc axolotl melanique blanc jeune mélanique noir axolotl melanique noir mélanique blanc NC axolotl melanique blanc Shin'Ichi axolotl melanique noir mélanique blanc axolotl melanique blanc juvénile mélanique noir axolotl melanique noir juvéniles mélaniques gris axolotl melanique gris blue gills melanique blanc Caroline_Paquet axolotl blue gills melanique blanc axolotl melanique noir Caroline_Paquet axolotl melanique noir Axolotls de couleur copper et mélaniques copper Looky axolotl copper Loki NC axolotl copper mela-copper NC axolotl melanque copper copper axolotl copper COPPER n chassagne axolotl copper MELANIQUE COPPER Ryan Flipo axolotl melanique copper copper clair Cy Lyne copper clair Cy Lyne2 axolotl copper Mathieu Ryckbosch axolotl copper et axolotl melanique copper Godzi Copper axolotl copper Tao,_mon_male_copper clair axolotl copper clair Show More Axolotls mosaïques mosaïque axolotl mosaïque chimère axolotl chimère Mosaïque axolotl mosaïque Yin Yang chimère mosaïque NC axolotl mosaïque mosaïque axolotl mosaïque mosaïque NC axolotl mosaïque Axolotls de couleur axanthique A ne pas confondre avec un mélanique tacheté, la robe est grise très claire. Et les tâches très nettes et bien détachées les unes des autres. axanthique axolotl axanthique zeus axolotl axanthique Lafayette axolotl axanthique AXANTHIQUE axolotl axanthique laffayette2 axolotl axanthique laffayette2 axolotl axanthique Axolotls de couleur albinos blanc et doré (gold) albinos blanc NC axolotl albinos blanc albinos blanc NC axolotl albinos blanc gold NC axolotl gold GOLD (Albinos doré) axolotl gold Albinos blanc Elodie Lignac GOLD Caroline_Paquet GOLD(albinos doré) PackPat axolotl gold Albinos blanc Jeanbonch Lef axolotl albinos blanc GOLD Pascal nao axolotl gold GOLD clair A9lie_Becka axolotl gold clair GOLDS Packy Pat axolotl gold Elodie Lignac Albinos blanc axolotl albinos blanc Show More ENIGMA Il existe un phénomène particulier concernant les changements de couleurs de certains axolotls... GFP La "Green Fluorescent Protein" est un gène issu de la méduse qui a été innoculé à certains axolotls afin d'observer sous lumière ultra-violette la régénération des membres ou/et organes. Les descendants ont donc présent dans leur ADN cette molécule. Peu présente en France elle est cependant bien plus répandue dans les pays anglo-saxons. Précisons que cette "mutation" est interdite en france.
- Hydrocoelome (Dr Blanc) | axolotls-cie
Cas assez rare et spectaculaire d'hydrocoelome, insufflation des poumons et occlusion intestinale. Hydrocoleome Docteur Jérôme Blanc Il se sépare en 2023 du cabinet d’aquaculture pour monter AQUADOCTEUR, une activité de médecine itinérante dédiée à la médecine des animaux aquatiques d’ornement , en distanciel ou présentiel sur le territoire français et alentours. "Il s'agit d'un cas extrêmement complexe associant un hydrocoelome d'une rare gravité, ainsi qu'un problème d'hyper-insufflation des poumons, et d'une occlusion intestinale avec ballonnement (secondaire) il a nécessité 10 jours d'hospitalisation, et de nombreuses ponctions mais je suis fier de pouvoir dire qu'il est actuellement en forme ! Un petit avant/après à sa sortie d'hospitalisation" Docteur Blanc Jérôme spécialisé en aquatiques. A son arrivée... Après son traitement !
- Endoscopie | axolotls-cie
ENDOSCOPIE à Vet’eau-Ornement Une intervention de l’extrême pour présenter notre nouvel atout au service de la médecine des animaux aquatiques : l’endoscopie. Cet axolotl nous a été référé par l’Ecole nationale Vétérinaire de Toulouse pour une investigation en imagerie. L’animal maigrissait progressivement depuis plus d’un mois et une masse dans le ventre avait été remarquée par la propriétaire et examinée par l’équipe du service NAC de l’ENVT. Une investigation par échographie réalisée par le Dr. BLANC a permis d’identifier cet effet masse comme étant à l’intérieur du système digestif. Un corps étranger a donc été suspecté. Cette hypothèse était en accord avec les images radiographies obtenues à l’ENVT. La décision d’intervenir par endoscopie a donc été prise pour identifier précisément ce corps étranger et tenter un retrait sans chirurgie. L’intervention sous anesthésie générale a permis de visualiser un objet sphérique et bloqué par le bassin de l’animal, ressemblant à une boule de terre compacte. Avec la participation de l’équipe qui avait pris en charge cet axolotl à l’ENVT, nous avons progressivement délité le corps étranger pour pouvoir l’extérioriser. Voir clip vidéo de l'intervention : Tuto [Vet'eau-Ornement] : "Incorporer un médicament par enrobage sur un aliment de type granulé" Lire la vidéo Vet'eau-Endoscopie : Retrait d'un corps étranger digestif par endoscopie cloaquale chez un axolotl Lire la vidéo grenouille africaine Lire la vidéo hymenochirus boettgeri Lire la vidéo Votre chaîne de vidéos Voir Partager Chaîne entière Cette vidéo Facebook Twitter Pinterest Tumblr Copiez le lien Lien copié Partager Infos de la chaîne Fermer Quelle satisfaction de pouvoir libérer ce pauvre animal de cette occlusion ! Et ce sans laparotomie (sans ouverture chirurgicale), ce qui aurait été beaucoup plus lourd à tolérer (bien que parfois inévitable pour laisser une chance de survie). Dès le lendemain ce petit animal mangeait son premier repas avec appétit. Une réalimentation progressive et un traitement antiparasitaire lui permettront de récupérer correctement. Longue vie à lui !